Le vrai visage de Ouattara

Ouattara revendique enfin les massacres ciblés de civils !

               Le vrai visage de Ouattara dans Actualité

 Tout est parti du massacre par les FRCI, la milice officielle de Ouattara, de 6 Malinkés (groupe ethnique regroupant les populations du Nord de la Côte d’ Ivoire et de certains pays au Nord de la Côte d’ Ivoire) le dimanche 18 décembre dernier à Vavoua dans l’Ouest de la Côte d’ Ivoire. 

 Au lendemain de ce énième assassinat de civils, il semblerait que Ouattara aurait piqué une colère et aurait donné l’ordre à sa milice de rentrer sous 48 heures en caserne. Mais les 48 heures sont passées et les FRCI sont encore dans les rues et ruelles de tous les hameaux de Côte d’Ivoire. Comme d’ordinaire, la parole de Ouattara se révèle être une fois de plus, un canular.

 

 Alors que faut-il comprendre dans ce qui s’est passé entre Ouattara et les FRCI ?

 

 Premier constat : c’est que chaque mois, les FRCI font au minimum entre 5 et 25 civils tués. Les rapports de la mission corrompue des Nations Unies en Côte d’Ivoire et de certaines organisations non gouvernementales, sont très éloquents sur les faits et les circonstances de ces crimes massifs. Mais vous le savez tous, ces crimes massifs n’émeuvent pas Ouattara. C’est pourquoi leurs auteurs n’ont jamais été inquiétés et que la France et ses alliés se comportent comme si le massacre de 25 civils au moins par mois est un fait banal de société. Parce qu’à la vérité, ces crimes sont commis contre les autres peuples, ceux que Ouattara considère comme peuples ennemis car pro-GBAGBO. Donc ce sont des crimes pour le « bonheur » de la Communauté Internationale qui l’a élu président en Côte d’Ivoire et qui entend faire un retour sur investissement avant de se souvenir de ses propres principes.

 

 Deuxième constat : c’est la loi du nombre. Le bombardement massif de la résidence des chefs d’Etat ivoiriens où vivaient Laurent GBAGBO et sa famille et aujourd’hui sa déportation à la Haye alors qu’il reste le Président légal et légitime en exercice de la Côte d’Ivoire, se sont nourri de la prétendue mort de 6 femmes du groupe ethnique Malinké à Abobo. Celles-là avaient eu un peu plus de chance car elles ont ressuscité aussitôt. Malheureusement, ce ne sera pas le cas pour les 6 Malinkés qui viennent d’être tués à Vavoua car quand FRCI te tue, tu ne ressuscites pas. C’est quand GBAGBO te « tue » que tu ressuscites aussitôt. Bref. Il faut au moins 6 Malinkés tués pour que Ouattara considère qu’il y a eu bavure ou crime intolérable.

 

 Troisième constat : c’est l’appartenance ethnique des personnes tuées. Je reste convaincu que cet indicateur révèle beaucoup plus la psychologie toute particulière de Ouattara en Côte d’Ivoire. Si les 6 tués de Vavoua étaient des Gourou (peuple autochtone) Ouattara aurait traité les circonstances de ce énième massacre de civils comme la répression par des moyens légaux conventionnels d’une insurrection menée par les partisans de GBAGBO. Et les média français auraient passé cela en boucle pour apaiser l’opinion internationale et renforcer la haine contre le pauvre Laurent GBAGBO. Malheureusement ou heureusement, les FRCI sont allés au-delà de leur sphère de chasse habituelle. Ils ont tué jusqu’à 6 Malinkés, une espèce protégée par Ouattara et menacée par GBAGBO. Quel sacrilège !

 

 La psychologie de celui qui divise les Ivoiriens se dévoile !

 

 Il y a quelques mois, Ouattara a rendu hommage à des cercueils vides à Abobo soi-disant au cours d’une cérémonie pour inhumer les 6 femmes du groupe Malinké qu’aurait tuées l’armée loyale au Président GBAGBO. Dans le même temps, les morgues d’Abidjan sont pleines encore de corps de jeunes étudiants tués en masse à Yopougon et dans plusieurs autres quartiers tout simplement parce que la milice de Ouattara et ses mercenaires assimilent ces jeunes à des pro-GABGBO (il suffit de lire les rapports de Human Right Watch pour s’en convaincre). Dans le même temps, les 800 Guérés tués avec femmes et enfants puis brûlés et, environ 2000 autres civils massacrés dans la même région par les mercenaires Dozo burkinabés, sont restés sans tombe et dans l’indifférence totale de Ouattara.

 Quand un homme qui prétend unir, s’adonne à un tel niveau de discrimination, méprise les morts des autres groupes ethniques et considère cela comme des faits divers, c’est que cet homme est le démon de la division !

 

 La « colère » de Ouattara ne vise pas à mettre fin aux massacres, mais à préciser les cibles !

 

 Non. Ouattara n’est pas fâché avec les FRCI. Il leur rappelle tout simplement leur cahier des charges ou mieux, les termes de référence de leur mission de massacres de civils pro-GBAGBO. S’il foulait dénoncer les exactions contre les civils, il aurait été interpellé par les rapports convergents produits par ses propres alliés et qui font état de massacres à grande échelle de civils jugés pro-GBAGBO depuis plus de 8 mois. Pour 6 femmes malinkées « mortes » et ressuscitées à Abobo, la Côte d’Ivoire a ployé sous les bombes françaises et Laurent GBAGBO et toute sa famille sont en prison. La semaine dernière, soit 3 ou 4 jours avant les faits de Vavoua, dans la commune de Koumassi, les FRCI ont exécuté froidement 3 jeunes Guérés. Dans la même période, les FRCI ont enlevé 7 personnes à Bonoua pour une destination inconnue jusqu’à ce jour. Toujours à Bonoua dans la même semaine, un enseignant a été battu à mort par les FRCI. La liste est trop longue, trop trop longue pour seulement une seule semaine à Abidjan et banlieues. Et que dire du reste du pays ?

 

 Mais ces crimes, tant qu’ils visent les ennemis de Ouattara, ne sont pas des crimes. C’est du protectionnisme politique. Tuer les contestataires de Ouattara, c’est le devoir et la mission de tout milicien membre des FRCI.

 

 Alors quand Ouattara s’énerve après un massacre de civils, c’est qu’il y a eu bavure, c’est que les effets collatéraux de la mission ont touché des espèces protégées. Quelle bassesse morale ! Ne pas respecter la vie de civils simplement parce qu’ils ne sont pas de ton bord politique ou du groupe ethnique que tu revendiques être le tien ; c’est abominable !

 Mais au fait, il s’agit de revendiquer les massacres des civils par les FRCI

 Ouattara s’énerve et donne des ordres. Donc il est le chef suprême, le commandant véritable des FRCI. Cela veut dire qu’il supporte en premier, la responsabilité de commandement pour toutes les violations massives des droits de l’homme perpétrés par une milice sous son commandement. Enfin ! Nous le tenons !

 Et il faut donc en tirer toutes les conséquences !

 Les civils tués en masse en Côte d’Ivoire, c’est sous le commandement et les ordres de Ouattara. Et cela ne gène pas les faiseurs de printemps africains. Quel cynisme !

 

 C’est donc le lieu de comprendre qu’il ne sert à rien de convaincre une certaine opinion internationale sur la gravité et le caractère ciblé et massif des tueries de civils par la milice officielle de Ouattara.

 

 Le peuple ivoirien doit tout simplement prendre son destin en main, combattre et vaincre les tueurs et ceux qui les protègent. C’est le seul gage de sa survie.

 A Très bientôt.

 Hassane Magued



Les Raisons du tansfère de GBAGBO à la CPI

 

 

 

Les Raisons du tansfère de GBAGBO à la CPI dans Actualité Gbagbo-vers-la-CPI-300x2241

GBAGBO vers la CPI

 

 

La remise par le Préfet de Sarkozy en cote  du Président élu, Laurent Gbagbo, à la Cour pénale internationale (CPI) a été savamment orchestrée et rondement menée.

 

 

 

Les images des portes du pénitencier de Scheveningen se refermant derrière le véhicule transportant Laurent Gbagbo ont fait le tour du monde. Comme un clap de fin. Elles marquent l’épilogue d’une folle semaine où les avocats

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Véhicule transportant le président GBAGBO

du désormais prisonnier le plus célèbre du monde n’ont pu empêcher son transfert à la Cour pénale internationale (CPI). Le scénario, écrit dans le plus grand secret – notamment lors d’une rencontre à Paris le 26 novembre – par le président ivoirien Alassane Ouattara et le procureur argentin Luis Moreno-Ocampo, a parfaitement fonctionné. « Ils nous ont pris de vitesse pour nous empêcher de déposer des recours », confie, un brin amer, Me Emmanuel Altit, l’avocat français de l’ancien chef d’État. Autre son de cloche du côté d’Abidjan. « Nous avons respecté toutes les procédures légales », affirme Me Jean-Paul Benoit, avocat de l’État ivoirien.

      Vendredi 25 novembre

           Branle-bas de combat

 

Vers midi, les défenseurs de Laurent Gbagbo sont informés par le palais de justice d’Abidjan que leur client doit être entendu, le 28 novembre, par un juge ivoirien dans le cadre de l’enquête ouverte sur les crimes économiques commis durant la période postélectorale, entre novembre 2010 et avril 2011. Branle-bas de combat au sein du collectif des avocats. Il faut rejoindre, au plus vite, Korhogo, à plus de 600 km, où se tiendra l’audience. Agathe Baroan, Serge Gbougnon et Toussaint Dako prennent rapidement la route pour la cité du Poro, où est détenu l’ancien président.

 

         Samedi 26 et dimanche 27 novembre

         « Sarko m’a tué »

 

Leur consœur franco-camerounaise, Lucie Bourthoumieux, a également fait le voyage. Conseil stratégique de Laurent Gbagbo, elle travaille avec les ténors du barreau français, Mes Roland Dumas et Jacques Vergès. Dans la matinée du samedi, elle rend visite à l’ex-chef de l’État, dans la villa du gouverneur de Korhogo, où il est détenu. Au cours de cet entretien en tête à tête sont abordées les questions politiques à l’approche des élections législatives du 11 décembre et les actions de lobbying. Les défenseurs ivoiriens les rejoignent ensuite pour une séance de travail visant à préparer l’audience du lundi. Leur client a le moral et se montre combatif. Reclus depuis plus de sept mois, il consacre son temps à la lecture, aux prières, et regarde aussi la télévision.

Ce jour-là, il est en train de relire les Mémoires du général de Gaulle (Gallimard) après avoir avalé dernièrement Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (Éditions La Découverte), Le Visage de Dieu (Grasset), Mémoires du chef des services secrets de la France libre (Odile Jacob). Et, surtout, Sarko m’a tuer (Stock), le livre au titre évocateur des deux journalistes français Gérard Davet et Fabrice Lhomme. On lui remet aussi Le Coup d’État (Duboiris), une enquête qui lui est totalement favorable, signée du journaliste camerounais Charles Onana.

Il commande enfin à Me Bourthoumieux de nouveaux livres rares de Flavius Josèphe, historien du Ier siècle, sur les conflits entre Rome et Jérusalem. Au cours de cette visite, le Dr Christophe Blé, qui vit aux côtés de Gbagbo, est appelé pour examiner le général Bruno Dogbo Blé, l’ancien patron de la Garde républicaine, également détenu à Korhogo. Cette information, parvenue aux oreilles des partisans de l’ancien président, est à l’origine d’une rumeur qui va faire le tour de la blogosphère durant le week-end : « On retire à Gbagbo son médecin pour l’extrader. » Il n’en est rien. Le docteur est rapidement de retour. Gbagbo, avant de se séparer de ses avocats, demande encore à Me Bourthoumieux de porter des nouvelles rassurantes à sa mère, 88 ans, qui vit à Accra.

 

         Lundi 28 novembre

 

              Piège ou diversion ?

 

Laurent Gbagbo est informé, dans la matinée, que le président de la chambre d’accusation d’Abidjan viendra examiner, le lendemain, ses conditions de détention. Une bonne nouvelle. Depuis plusieurs mois, il demande à pouvoir sortir dans la cour de sa résidence pour faire de l’exercice. Enfermé sept jours sur sept, il souffre de problèmes d’arthrose aux poignets et à l’épaule. Vers 15 heures, il rejoint ses avocats au tribunal d’instance de Korhogo pour répondre aux questions de la doyenne des juges d’instruction, Delphine Makoueni Cissé, dans le cadre de l’enquête sur les crimes économiques.

Depuis les premières lueurs du jour, le bâtiment est fortement gardé par des militaires. Sur la porte principale, une affiche indique « fermeture au public jusqu’au 30 novembre ». L’interrogatoire va durer près de quatre heures avant que l’ex-président regagne sa villa. « Il a accepté de répondre aux questions », explique Me Gbougnon sans plus de détails. Gbagbo a rendez-vous le lendemain matin pour la poursuite de l’audition. Il ne se doute pas encore qu’il passe alors sa dernière nuit en Côte d’Ivoire.

 

              Mardi 29 novembre

        La nasse

 

À 7 heures du matin, le tribunal d’instance est bouclé par les hommes du commandant Fofié Kouakou, à la tête de la Compagnie territoriale de Korhogo (CTK). Le personnel est mis en congé jusqu’au lendemain. Les avocats de Gbagbo se rendent au palais de justice pour la poursuite de l’audience. Accompagné de magistrats ivoiriens et des greffiers de la CPI arrivés d’Abidjan, le procureur de la République, Simplice Koffi Kouadio, entre alors en scène. Il notifie à Gbagbo son mandat d’arrêt à 13 h 35, avant de procéder à la vérification de son identité et de transmettre aussitôt le dossier à la chambre d’accusation, qui doit statuer sur l’extradition.

Les avocats veulent s’y opposer en déposant un recours pour « arrestation, détention et transfèrement illégaux ». Refus catégorique. Après des discussions animées, Gbagbo met fin aux débats. Pour lui, c’est une décision politique et il ne sert à rien de la retarder. « Il était préparé psychologiquement. Depuis le mois de mai, il explique que Ouattara ne peut gouverner tant qu’il réside sur le territoire national, explique Me Gbougnon. Cette nouvelle épreuve n’est pas la fin de sa carrière politique. Il nous répète souvent que la prison est un chemin pour aller à la présidence. »

Vêtu d’un pantalon de couleur kaki et d’une chemise blanche, l’ex-président quitte alors le tribunal vers 18 heures au milieu d’un cortège de voitures aux vitres teintées escortées par les militaires ivoiriens et les Casques bleus. Direction : l’aéroport de Korhogo, où l’attend un Grumman de l’État de Côte d’Ivoire. Le site est entièrement quadrillé et impossible d’accès. À 18 h 21, l’avion décolle pour un vol à destination d’Abidjan. Durant une brève escale, le temps de faire le plein de carburant, certains prétendent avoir vu Gbagbo menotté au salon d’honneur de l’aéroport. Une version démentie par les autorités ivoiriennes, qui assurent l’avoir traité « avec dignité ». Accompagné des greffiers et du personnel de sécurité de la CPI, et des représentants de l’État ivoirien, il remonte à bord du même Grumman. Sa prochaine destination : La Haye, aux Pays-Bas.

 

        Mercredi 30 novembre

         Premières formalités

 

Arrivé un peu après 4 heures du matin à l’aéroport de Rotterdam, Gbagbo est ensuite conduit à bord d’un van gris métallisé, escorté par une voiture de la police néerlandaise, au centre de détention de Scheveningen, dans la banlieue de La Haye. Le nouveau pensionnaire y prend ses quartiers. Dans la matinée, il subit un examen médical, se voit signifier le règlement intérieur et se prête aux formalités administratives. Son avocat français, Me Emmanuel Altit, saute alors dans le premier avion pour Rotterdam. Lui aussi passe sa journée à la CPI afin de régler les détails liés à la procédure judiciaire et aux visites. « La comparution initiale de Laurent Gbagbo est programmée pour le lundi 5 décembre à 14 heures », annonce la CPI dans un communiqué.

 

Ce qui attend gbagbo

 

Laurent Gbagbo a rendez-vous, le 5 décembre à 14 heures, avec la présidente de la 3e chambre préliminaire de la Cour pénale internationale (CPI), Silvia Fernández de Gurmendi, et ses deux assesseurs pour l’audience publique de comparution initiale. Les juges vérifieront son identité, lui signifieront ses droits et s’assureront qu’il a été informé des crimes dont il est soupçonné. Ce préambule sera suivi d’une audience de confirmation des charges dans quelques semaines, voire quelques mois. D’ici là, le procureur Luis Moreno-Ocampo et son équipe réuniront les preuves de l’accusation.

Les avocats de l’État ivoirien, les Français Jean-Pierre Mignard et Jean-Paul Benoit, se rendront à la CPI, le 8 décembre, pour étudier les modalités de leur collaboration. De son côté, Gbagbo préparera sa défense avec ses avocats, dont il devra rapidement communiquer la liste. Il pourra alors s’entretenir librement et confidentiellement avec ses défenseurs. À l’issue de l’audience de confirmation des charges, les juges auront soixante jours pour rendre leur décision : abandonner ou poursuivre. S’ils poursuivent, le procès ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois.

Source : JEUNE AFRIQUE

 

 



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