Cote d’Ivoire: Des hommes armés veulent frapper

Le pays pourrait renouer avec la violence dans les prochains jours si l’on s’en tient aux propos d’un mystérieux individu qui nous a joint au téléphone dans le courant de la journée du dimanche 3 novembre 2013. 
Appelant d’un numéro masqué, l’homme au bout du fil s’est présenté à nous sous le pseudonyme  »matricule 225 ». Il a expliqué les raisons de son appel. «Bonjour. Excusez-moi, c’est monsieur du journal L’inter à Gagnoa? 

Moi je suis  »matricule 225 », nous avons infiltré la région et nous voulons par le canal de votre quotidien prévenir les populations que dans les prochains jours, nous allons encore faire parler de nous», a-t-il indiqué, à notre grand étonnement. Et cet homme, qui dit parler au nom d’un groupe d’individus prêts à en découdre, poursuit : «nous sommes de l’équipe de ceux qui ont attaqué le domicile du procureur Sylla au Nouveau quartier (Gagnoa), il y a des mois auparavant. Il nous a échappé, mais ce n’est que partie remise. 

Nous avons agi parce qu’il est fourré dans de sales coups. C’est lui qui produit les faux rapports pour les soi-disant victimes de la crise post-électorale. Notre objectif était de le prendre comme nous avons pris l’un des gardes du corps de Ouattara après l’attaque d’Akouédo. Ce jour-là, nous étions trois seulement. On voulait frapper les FRCI qui allaient venir en renfort pour récupérer leurs armes, mais ils ont mis du temps avant de venir, donc on a replié. Ce sont des peureux. Sinon, s’ils avaient été prompts, il y aurait eu plusieurs victimes», a affirmé notre interlocuteur. Avant de faire une autre révélation qui donne froid dans le dos. 

A l’en croire, les artistes Alpha Blondy et A’salfo, le lead vocal du groupe Zouglou  » Magic Système  » devraient perdre la vie à Gagnoa, dans une opération funeste préparée à la faveur de la caravane de la réconciliation, initiée il y a quelques mois et qui a sillonné tout le pays.  »Matricule 225 » révèle: «Alpha Blondy et A’salfo étaient nos principales cibles. Nous devions les abattre, mais au dernier moment, on a replié parce qu’on a senti qu’il allait avoir trop de victimes. Des innocents allaient être encore tués», a-t-il dit. 

Hommes politiques et hauts gradés ciblés 

Par ailleurs, notre interlocuteur a révélé que des hommes politiques à Gagnoa et des hauts gradés de l’armée dans cette ville du pays sont ciblés. Il cite notamment le député Abel Djohoré, le commandant FRCI Diomandé Vassezé, l’ancien ministre Sébastien Dano Djédjé, et bien d’autres personnalités de la région. Ils seraient continuellement filés par des hommes en armes qui n’attendraient que l’ordre pour les faire passer de vie à trépas. A l’écouter, une dizaine de personnalités de la région du Goh sont visées. «Tous sont suivis de bout en bout dans tous leurs mouvements». Lieu d’habitation, endroits et personnes fréquentées, ces individus disent tout savoir de leurs cibles. «Il y aura un nettoyage tant dans le camp des LMP que dans les autres partis politiques. 

Au niveau des forces de défense, il y aura des tris. Ce n’est pas une blague, vous allez nous sentir dans quelques temps. Le régime actuel fait du boucan pour rien. Si Gbagbo est maintenu le 11 novembre en prison, le pays sera ingouvernable pour nous tous. Les dozos et les FRCI ne nous font pas peur. Nous les considérons comme des braconniers. 

Ils sont au courant de nous », a-t-il assuré. Pour lui, «il y aura une autre bataille d’Abidjan», après celle qui a conduit à l’arrestation de Laurent Gbagbo. «C’est à Abidjan que nous allons nous mesurer. Mais, à l’intérieur, nous ferons en sorte qu’aucun gradé des armées ne s’échappent. C’est pour cela que nous les suivons jours et nuits. Nous ne craignons rien, car le combat est noble. Tout comme eux, nous avons de grandes puissances avec nous. Toutes les forces militaires et les autres corps d’armée sont infiltrés, nous comptons en leur sein des recrues», a-t-il déclaré sur un ton plutôt rassurant. 

Mais, avant de raccrocher brusquement, cet interlocuteur d’un jour a mis en garde les Casques bleus de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). «Ce sont des peureux. Nous leur demandons tout simplement de se mettre à l’écart. Nous avons encore besoin d’armes. Donc, leur implication va nous permettre de nous en procurer. 

Qu’ils ne se mêlent pas de notre chose, parce que nous avons des grandes puissances avec nous. Nous sommes prêts à agir. Nous bénéficions du soutien de plus de 30 libériens déjà en position. Le combat, il est spirituel. A très bientôt! Vous verrez que ce que nous avons dit, nous le réaliserons. Ce sera trop tard pour ceux qui pensent que c’est du bluff», a promis  »matricule 225 », avant de raccrocher, sans dire l’objectif final de cette expédition que lui et ses hommes préparent. 

Venance KOKORA à Gagnoa 
Source : L’Inter



Trompé par ouattara, le peuple veut sa peau

Nous sommes parvenus au point d’achèvement de toutes les espérances béates placées par certains, en Dramane Ouattara. Chaque jour passé sous le joug du régime de Ouattara est une démonstration matérielle de l’incapacité de cet homme à présider à la destinée de la Côte d’Ivoire.

Le peuple l’a compris. Nous avons senti qu’il avait le regard tourné vers la Résistance Patriotique et Révolutionnaire. Nos connexions à Abidjan ont alors conduit les dix derniers jours, une enquête d’Opinion pour jauger le niveau ras-le-bol de ceux qui hier, étaient prêts à donner leur tête à couper croyant qu’il y avait quelque chose à espérer des promesses de vent d’Alassane Ouattara.

Pour les Patriotes et victimes du Rattrapage ethnique, l’opinion est très claire et constante. Mais la Nouvelle Côte d’Ivoire ne sera pas bâtie par une partie du peuple contre une autre. Donc il était bon qu’avant d’engager la bataille physique, nous évaluons l’impact de notre engagement révolutionnaire sur l’opinion du côté de ceux qui ont collaboré à la razzia de la Côte d’Ivoire.

Et de l’opinion convergente et sans appel qui fut exprimée, nous retenons le cri de révolte de cette jeune commerçante Malinké dans le quartier populaire d’Adjamé : « …ilfaut chasser faux type-là sur pays-là. Il n’a pas Solution, il a menti, trompé tous les gens et maintenant il est assis dans avion, il veut pas descendre pour diminuer prix des nourritures, de courant, de l’eau, de tout. Bratadéni-là, il pense que nous on est bête quoi. ADO Solution, ADO Solution, djah c’est ADO mentair…Kodjoukou lo. Non. Il est méchante koi. Moi si on dit de chasser batard-là, même si je dois mourir, je vais partir aussi. On va partir l’attraper pour mettre lui dans bouteille ;comme ça, il va comprendre que nous-là, on met pas foutaise sur nous cadeau !».

L’expression est donc sortie sans qu’elle ne s’en rende compte. Et nos hommes ont retenu que la même expression est sortie de toutes les prises de parole. « Il faut chasser faux type-là ». « Il faut chasser Alassane ». «Il faut finir avec maudit-là ». « Mon vié, fo laisser. Lui qui è Moshilà, y pense ke nous on boit l’eau dans narine koi; moi jé sui un péti Sénoufo ; cè nou on a fait combat de Yopougon. A cause de nous, maudit-là est dévéni président, djah cè président pour les Blancs; cè avec tapette Moshilà va marcher pour aller dan son péi. Lui avec sa go djandjou-là. Cè moi je te kouman ça. Il faut payer riz pour garder. On va gérer Moshi-là, danskelke temps seulement, ça va pas durer-même.»

Bien. Donc c’est clair. Plus personne n’espère en Ouattara. Plus personne ne lui fais confiance. Même quand il ment ou fait mentir à la télévision nationale dépréciée, les plus courageux parmi ses ex-pro-ADO, vont demander à ceux qu’ils considèrent comme pro-GBAGBO si ce n’est pas un nouveau mensonge encore.

Mais nos hommes retiennent des inquiétudes.

Quand un ex-pro-ADO parle de « Chasser Moshi-là »,il
pense que c’est Soro Guillaume qui va le faire et que ce dernier tiendra ses promesses s’il prend le pays. Il entend par promesses, le pays aux gens du Nord, avec l’eau et l’électricité gratuites, comme ce fut et c’est toujours le cas dans les zones Centre – Nord – Est (dites zones CNO) sous contrôle de la rébellion du MPCI rebaptisée FRCI.

Quand, un pro-GBAGBO demande de chasser Ouattara, il entend, obtenir le retour du Président GBAGBO et la poursuite du mandat de celui-ci à la tête de la Côte d’Ivoire.

Quand des gens du PDCI demandent de chasser Ouattara,
ils expriment une seule crainte : que ce soit les hommes politiques seuls qui soient visés car le peuple n’a rien fait de mal. Bien sûr, ils estiment qu’ils ont obéi au mot d’ordre de leur Président de Parti en soutenant pour certains, cet imposteur et qu’une telle attitude en soi n’est pas une chose mauvaise. Eh oui.

Quand des Patriotes, ceux qui regardent à la Côte d’Ivoire sans afficher de bord politique disent de « chasser Ouattara », ils
pensent à du concret, à du global, à une remise des pendules à l’heure depuis l’Ouest jusqu’à Abidjan, depuis Abidjan jusqu’à Ferkessédougou dans l’extrême
Nord de la Côte d’Ivoire. Ils rêvent d’une Côte d’Ivoire totalement débarrassée des milices et armées étrangères qui l’occupent et qui tuent impunément tout en occupant illégalement les terres et en pillant les richesses nationales.

Pour la Révolution Permanente, ce rapport de terrain
reste d’une importance capitale car tout combat de Libération d’un peuple est d’abord un combat de l’Opinion avant d’être un combat physique.

Si l’unanimité s’est donc faite autour de la question, que reste-t-il encore, quand on sait que tous les moyens sont tout aussi réunis depuis longtemps?

Le Peuple ivoirien demande à la quasi-unanimité de chasser
hors de ses terres un homme de trop, eh bien “Vox populi, Vox dei”, que la Voix du Peuple soit la Voix de Dieu! A compter de cet instant.

A Très bientôt.

Hassane Magued



SUPPORTEURS D’ADO ET FRÈRES DU NORD, ATTENTION ON EST ARRIVE

 

Avant la prochaine guerre civile qui est déjà
très proche au vu des agissements d’Alassane Ouattara et ses troupes je voulais lancer un dernier appel à mes frères du Nord et à tous ceux qui s’entêtent à vouloir
le suivre qu’il est temps de prendre conscience une fois pour toute que vous avez fait fausse route. Peut-être certains vous pardonnerons, d’autres pas mais
il n’est pas encore tard.

Frères ne soyons pas ingrats, aujourd’hui vous avez pris les armes pour décider
d’arriver au pouvoir endeuillant toutes familles confondues pendant des années comme argument que le Nord-est délaissée, ou qu’on ne respecte pas les gens du Nord pourtant c’est bien nous peuple du Nord de la Cote d’Ivoire qui avons envahi les autres régions de la Cote D’Ivoire. D’ailleurs dans presque toutes
les régions ou on va il y a des quartiers Dioulaboukou, et si ma mémoire est bonne on a toujours vécu en parfaite harmonie avec nos frères qui nous ont accueilli, aussi notre ‘’ NOUCHI ‘’ est composé de beaucoup de mots Dioulas. Je me rappelle bien à Dabou au Sud de la Cote D’ivoire quand on y était pour l’école c’est bien Le muezzin de la mosquée qui nous réveillaient à l’appel de
la prière dans cette ville ou nous nos parents n’étaient même pas originaire.
D’ailleurs si vous alliez à Dabou ville, ou à Divo ville du Sud vous y croiriez dans une région du Nord tellement que l’harmonie a toujours régnée et une petite parenthèse quand le président Gbagbo allait a l’école à Gagnoa avec sa petite sœur leur tuteur était originaire du Nord , partout dans les villes de la Cote d’Ivoire sans exception les compagnies de transport ont toujours été dominées par les Nordistes “ appelée Dioulas” mais alors pourquoi tant d’animosités depuis qu’Alassane Dramane est venu de nulle part et n’est en réalité pas de notre région ( J’y reviendrais).

Aujourd’hui vous avez les armes vous tuez n’importe comment. Mais jusqu’ à présent est ce que vous pouvez à coup sûre dire que depuis qu’Alassane est là vous avez eu ce que vous espérez avoir? Soro Guillaume, Wattao et consort ont construits de grandes maisons PAS AU NORD MAIS AU BURKINA juste pour ne pas
vous irriter parce qu’ils savent que vos enfants sont morts gratuitement et j’ajoute Wattao dans le garage de sa femme au New Jersey a une très belle Lamborghini et autres belles voitures, vous mes frères vous conduisez quoi? Vous Voici tellement dans la galère que vous êtes devenu coupeur de routes,
voleurs, etc. Mes frères du Nord, ouvrez vos yeux parce que je le répète la guerre civile va venir très bientôt et vous le savez, rentrez chez vous et aller vous occuper de vos familles, laisser Alassane seul d’ailleurs il a au moins 6 à 8 armées qui le protègent, il dort au bord de la mer au cas où, pendant que nous nos familles sont sans protection. Entre vous et moi est ce que c’est cela que vous attendiez? Alassane ne vous aime pas parce que je le répète il n’est pas Ivoirien. Voici un bon exemple pendant la crise si il vous considérait vous mes frères du Nord, vous mes frères des autres régions qui le supportez, comment cela fait qu’avec ses amis blancs, il a accepté juste pour gouverner un peuple qu’il dit aimer de fermer les banques, d’arrêter l’envoie des médicaments, de bloquer l’envoie de la nourriture au port jusqu’ à ce que mort s’en suivent. Pourquoi tout cela pour un poste sur lequel il ne restera pas éternellement. Je disais tantôt que ce monsieur-ci n’est pas ivoirien. En Côte d’Ivoire on a eu des centaines de politiciens du Nord dans tous les régimes en passant d’Houphouët
Boigny à Gbagbo, la question que vous devez vous poser, est que comment avec tous ces nombreux politiciens dont la plupart sont de sa génération pas un seul, je dis bien pas un seul peux affirmer avec preuve à l’appui qu’il a fait l’école primaire ou secondaire avec Alassane Dramane, pas un seul. Balla Keita
et bien d’autres qui ont essayés de le faire sont morts. Je suis sûre que parmi vous qui le vénérez même sans être allé à l’école au moins un, je dis bien au moins un, peut se rappeler d’un maitre d’école, ou d’un ami, ou du lieu même où il est allé à l’école, ou du lieu où il a grandi, soyons sérieux. Et
bizarrement lui-même Alassane n’en parle pas.

Je souhaite bien qu’un de ces jours si il est d’ailleurs encore là qu’un journaliste lui pose la question. Européen de préférence parce que si c’est un journaliste local on sait où il finira. Mais chose bizarre toutes les évidences sur la nationalité sur ce monsieur se tourne vers le Burkina, pas le Mali, pas la Guinée, pas le Ghana, mais vers le Burkina quand même bizarre. Aussi vous mes frères devriez être même gêné, avec ce gouvernement composé d’au moins 70% de Nordistes sans compter partout ailleurs sans partage ou on vous voie en pagaille, à l’assemblée nationale la n’en parlons pas, quelle honte, quel
désastre. Soro Guillaume ce petit assassin qui est tristement notre frère du Nord vous a menti en disant tout ira bien pour vous, je regarde, je cherche mais jusqu’à présent je ne vois pas dans quel domaine les choses avancent, au contraire les grèves se préparent.

A mes frères du Nord et à tous ceux qui supportent Alassane les faits sont la devant vous. Vous-même vous constatez que rien n’avance au pays d’ailleurs tout recule, si le Président démocratiquement élu son excellence Laurent Gbagbo était là,avec ses ministres, sa femme, son fils et on continue… on allait dire
que c’est à cause d’eux libres de leurs mouvements qu’Alassane l’économiste ne peut pas construire 5 universités en 5 ans, que c’est à cause d’eux qu’Alassane ne peut pas diminuer le prix des denrées alimentaires, que c’est à cause d’eux que le chômage augmente, que c’est à cause d’eux que l’université est fermée,
que c’est à cause d’eux qu’Alassane ne dort plus à Abidjan mais à Assinie surtout qu’au Sénégal les choses ont changé, que c’est à cause d’eux qu’on a pas pris la coupe d’Afrique des nations après un parcours excellent, que c’est à cause d’eux qu’on a cassé le local de Tantie Awa à Adjamé qui nourrissait 10 personnes au moins, que c’est à cause d’eux qu’on a cassé le maquis de Koné Félicien à la rue princesse, que c’est à cause d’eux que la soit disant ministre de l’éducation, tresseuse de son état en Philadelphie aux Etats Unis ou elle était ne peut pas dire ‘’ Capture ‘’ mais ‘’Capturation ‘’ ou ‘’ Je remercie le 1er ministre Soro pour des travails bien abattus ‘’, que ça , que ci, bon voilà le Président démocratiquement élu qui se repose tranquillement à la Haye en attendant de revenir très bientôt d’ailleurs sans compter tous ceux qui sont injustement emprisonnés partout sur le territoire ne peuvent rien faire, bon c’est comment maintenant? Mon frère du Nord dépose tes armes, enlève ta dockside Sebago que tu as volé et s’il te plait rentre chez toi, parce que je te répète pour la dernière fois, la guerre va revenir, Alassane va fuir encore comme il l’a déjà fait à maintes reprises et cette fois-ci je peux vous affirmer que vous mes frères du Nord qui supportez Alassane et tous supporteurs d’Alassane qui faites souffrir les autres frères d’autres régions on sera sans pitié. C’est à vous de décider si vous voulez vivre et comment vous aller regarder vos frères des autres régions un jour parce qu’on a déjà envahi Abidjan, on attend le mot d’ordre. A bon entendeur salut.

Mamadou Konate

Membre de la révolution permanente et

Panafricaniste

 



Mali: Attaques féroces contre Alassane Dramane Ouattara et la Cedeao « Ouattara, ennemi juré du peuple ivoirien et des peuples africains, installé par les bombes de Sarkozy »

Depuis le coup d’Etat perpétré au Mali, le 22 mars 2012, par le Comité
national de redressement pour la démocratie et la restauration de l’Etat

(CNRDRE) et la croisade engagé par Alassane Dramane Ouattara contre le Mali
et son peuple en se servant de la Communauté économique des Etats de l’Afrique
de l’Ouest (Cedeao), les Maliens n’arrêtent pas de crier à la face du monde
tout le mal qu’ils pensent du chef de l’Etat ivoirien.

Mali: Attaques féroces contre Alassane Dramane Ouattara et la Cedeao « Ouattara, ennemi juré du peuple ivoirien et des peuples africains, installé par les bombes de Sarkozy » dans Actualité crise-malienneLes attaques virulentes sont déclenchées, dès que Ouattara brandit la menace
d’un « embargo total » contre le Mali. Elles vont crescendo, après les paroles
outrageantes que le même Ouattara déverse, avec morgue, sur le Mali à Dakar, le
lundi 02 avril. « Toutes les mesures de rétorsion diplomatiques, économiques,
financières et autres sont exécutoires dès ce lundi et ne seront levées que
lorsque l’ordre constitutionnel sera effectivement rétabli … Nous avons
demandé que l’embargo soit total », déclare Ouattara. (Le Républicain, 03 avril
2012).

Des intellectuels maliens montent au créneau pour dénoncer Ouattara et la
Cedeao. C’est le cas de l’écrivain Seydou Badian Kouyaté, auteur du roman
intitulé Sous l’orage et d’Aminata Dramane Traoré, l’ancienne ministre de la
Culture, notamment. Célèbre militante altermondialiste, Aminata Traoré ne prend
pas de gants pour clouer Ouattara et la Cedeao au pilori, au cours d’une
conférence de presse, le 29 mars : « Le Mali n’a pas de leçon de démocratie à
recevoir de la Cedeao! » (Malijet, 29 mars 2012).

La presse malienne n’est pas en reste. Elle stigmatise la Cedeao et Alassane
Dramane Ouatara, le porte drapeau de l’« embargo total » contre le Mali. Ainsi,
le 02 avril, L’Aurore titre : « Situation actuelle du Mali : Le pays entre le
marteau de la rébellion et l’enclume de la Cédeao. » Oumar Korkosse écrit : «
La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) nous menace
à travers des sanctions alors que la rébellion avance dans la prise des régions
du nord. Par conséquent, le pays se trouve entre le marteau et l’enclume.
(…)Ces mesures de la Cedeao contre notre pays sont jugées injustes pour tous
les Maliens, pour la simple raison que les pays membres de la Cedeao étaient au
courant de la situation qui prévaut au nord de notre pays. Au lieu d’intervenir
pour mettre fin à cette crise au moment opportun, ils attendent la complication
avec le coup d’état militaire pour se faire entendre. »

Sous la plume de Bréhima Traoré, Mali Demain s’alarme : « La Cedeao décide
d’asphyxier le Mali ». Puis le journal enfonce le clou : « C’est la décision
des Chefs d’Etat sous influence, à en croire nos sources, de la France, qui ont
pris cette lourde décision. Le message est clair à l’endroit du peuple malien à
qui on impose la guerre et la famine. (…) De l’histoire de la Cedeao, c’est une
première. Maintenant, il appartient au peuple malien dans son ensemble de
s’assumer et de se préparer à une guerre qu’on nous impose. » (Mali Demain, 03
avril 2012).

« Rentrée en vigueur de l’embargo de la Cedeao : Condamnation unanime au Mali
», écrit L’indicateur du Renouveau le 03 avril. Le journal donne la parole à
des personnalités qui dénoncent l’embargo. Le syndicaliste Siaka Diakite,
secrétaire général de l’Union nationale de travailleurs du Mali (Untm)
s’insurge : « Ce que la Cedeao fait est inconcevable… Je crois qu’on doit
arrêter avec la Cedeao des Etats pour une Cedeao des populations. Quelle est
cette raison qui justifie que la Cedeao fasse souffrir des populations
maliennes… » Quant à Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique, il
s’écrit : « Que veut réellement la Cedeao ? (…) Je ne comprends plus rien.
Qu’est ce qui fait que ces sanctions tombent encore ?…»

Mme Dembele Oulematou Sow, presidente d’une association dénommée Fenacof crie
son indignation dans la même publication. « C’est nous les populations qui
allons payer ce prix. La Cedeao ne devrait pas agir de la sorte d’autant plus
que les conséquences d’un embargo sont durement subies par les femmes et les
enfants, qui sont des couches déjà vulnérables. (…) Si nous avons aujourd’hui
2/3 du territoire occupé, une situation politico-sociale désolante et que la
Cedeao mette encore ses sanctions en vigueur, elle ne fait qu’en rajouter à la douleur
de nous les femmes et les enfants. Vraiment nous pleurons cette situation ».

crise-mali-2 dans Actualité

La quasi-totalité des partis politiques ou groupements politiques condamnent
l’embargo décrété contre le Mali par la Cedeao avec Alassane Dramane Ouattara
comme maître d’œuvre. La presse malienne rapporte que le Mouvement populaire du
22 mars (MP 22), « mis en place par 108 partis politiques et associations de la
société civile », n’a pas ménagé Alassane Dramane Ouattara et la Cedeao.

« Le Mouvement populaire du 22 mars (MP 22) n’y est pas allé avec le dos de la
cuillère lors du meeting qu’il a organisé samedi dernier au Stade du 26 mars.
Objectif, fustiger les incohérences de la Cedeao, selon le mouvement, car
celle-ci veut discuter avec un Etat qu’elle a déjà suspendu. Le meeting était
animé par Dr Oumar Mariko, Pr Rokia Sanogo et Me Mariam Diawara », note Pierre
Fo’o Medjo dans les colonnes de 22 Septembre du 02 avril 2012.

La déclaration faite par le MP 22 à ce meeting stipule que «le Mouvement
Populaire du 22 mars, a suivi avec stupeur et déception le communiqué final de
la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao du 27 mars 2012.
(…) Le MP 22 dénie toute légitimité à la Cedeao de juger de la légitimité d’un
gouvernement, quel qu’il soit. (…) . Le MP 22 constate avec stupeur
l’asservissement des différents chefs d’Etat de la Cedeao, qui encouragent
leurs maîtres impérialistes à sévir contre le peuple du Mali comme ils l’ont
fait avec la Libye. » (22 septembre, 02 avril 2012).

Le MP22 va plus loin et affirme que « l’Uemoa, comme la Cedeao et l’Union
africaine sont, pour l’instant, principalement des instruments de la
mondialisation impérialiste et des paravents de la France, des Etats-Unis et de
l’Union européenne. Ils ne sont pas de véritables outils de l’intégration
africaine ».

Les intervenants fustigent « les décisions injustement prises par le mini
sommet de la Cedeao à l’aéroport d’Abidjan ». Le Pr Rokia Sanogo, première à
prendre la parole, déclare, d’emblée, qu’on ne pouvait pas exclure le Mali de
la Cedeao. «Nous y sommes entrés par conviction. Ceux qui prônent l’exclusion
du Mali sont poussés par les impérialistes». (22 Septembre, 02 avril 2012).

A l’instar des ténors de l’échiquier politique malien, El hadj Ibrahim Boubacar
Keita alias IBK dénonce l’embargo. « Nous avons été secoués par la rudesse des
sanctions de la Cedeao… Notre peuple a un immense sentiment d’incompréhension
mais ainsi est la vérité internationale. » (Le Républicain, 04 avril 2012).
Pour sa part, Boucadry Traoré, président du parti Convergence africaine pour le
renouveau (Care Afriki Lakuraya), estime que la Cedeao« doit éviter toute
condescendance », parce qu’elle « n’est pas le grand-frère du Mali encore moins
son père. » (L’Indépendant, 03 avril 2012).

Toutes ces attaques tous azimuts visent, par-dessus tout, Alassane Dramane
Ouattara qui se sert de la Cedeao comme cheval de Troie contre le Mali.
Ouattara, l’homme qui a pris l’initiative de l’embargo total et qui se tient à
l’avant-garde de la croisade contre le Mali et son peuple, est nommément
désigné, ciblé et attaqué par les Maliens.

Ainsi, dans Le Prétoire, Oumar Konaté rapporte les propos tenus par le Dr Oumar
Mariko, après une marche qui a réuni « plusieurs centaines de personnes », le
mercredi 28 mars. « Que Alassane (Dramane Ouattara) sache que le Mali n’est pas
et ne sera pas la Côte d’Ivoire », assène l’ancien leader de l’Association des
élèves et étudiants du Mali (Aeem). (Le Prétoire, 30 mars 2012). Oumar Mariko
dirigeait l’Aeem quand Soro Kigbafori Guillaume était à la tête de la
Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci).

L’Inter de Bamako dresse un portrait au vitriol d’Alassane Dramane Ouattara. «
Alassane Dramane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire, et président en
exercice de la Cedeao. Son cas est des plus pathétiques. Incapable d’arriver au
pouvoir par la voie des urnes, il suscite une rébellion dont les ficelles sont
tirées par ses parents burkinabé. Il déstabilise son pays. N’eut été le poids
économique de la Côte d’Ivoire et la ténacité des hommes qui la dirigeaient à
l’époque, le géant de l’Afrique de l’Ouest allait droit au mur.

La rébellion et Blaise Compaoré, ayant échoué à l’installer au pouvoir et les
pressions économiques de l’Uemoa ayant montré leurs limites, la France
intervient dans le sang avec un mandat des Nations unies à la suite d’une
élection déjà pipée à l’avance pour imposer aux Ivoiriens cet homme obsédé par
le pouvoir. Un tel dirigeant est loin d’être un modèle pour donner des leçons à
d’autres. » (L’Inter de Bamako, 03 avril 2012).

La plume de Yoro Sow n’épargne pas le complice de Ouattara, Blaise Compaoré, «
le président du Burkina Faso, médiateur attitré des crises dont il est le
pyromane. Arrivé au pouvoir le 15 octobre 1987 dans le sang avec l’assassinat
d’un certain Thomas Sankara, alors président du Faso, Blaise Compaoré instaure
un régime de terreur dans son pays. (…) Après avoir mis son pays en coupe
réglée, cape sur l’Afrique de l’Ouest où il devient le pyromane et le bras
déstabilisateur de la France dans la sous- région.

Du Libéria à la Sierra- Leone en passant par la Côte d’Ivoire, il est le
parrain de la rébellion dans ces pays.(…) Au moment où le pays est à feu et à
sang, le sanguinaire Blaise Compaoré sécurise les zones minières et agricoles
par son armée, afin que les sociétés des puissances impérialistes exploitent
les richesses de ces pays, faisant de son pays au moment de la guerre la plaque
tournante du trafic de l’or, du diamant et du cacao.(…) Ce criminel, qui n’a
que sa place dans une juridiction internationale, veut mettre le Mali sous sa
dépendance comme la Côte d’Ivoire. En un mot, cet homme n’incarne que le Satan
personnifié. » (L’Inter de Bamako, 03 avril 2012).

Au cours du meeting du MP 22, Mohamed Tabouré établit clairement les liens
entre Ouattara et l’impérialisme français. « Alain Juppé se montre à nouveau
comme porte-parole de ces milieux politiques et diplomatiques qui, s’abritant
derrière leur homme de paille, Alassane Dramane Ouattara, ont littéralement
désavoué à Dakar le 2 avril, le médiateur Blaise Compaoré », soutient-il.
Assane Koné ajoute que « Face à ce constat, le MP 22 s’est posé la question
suivante : « comment Alassane Ouattara, ennemi juré du peuple ivoirien et des
peuples africains, installé par les bombes de Sarkozy prétend-t-il donner des
leçons de démocratie au Mali ? ». (Le Républicain, 05 avril 2012).

Dans les colonnes de L’Indépendant du 05 avril, Falé Coulibaly écrit : « Les
membres du MP22 dénoncent avec la dernière énergie les prétentions d’Alain
Juppé et Alassane Dramane Ouattara de nier le droit à l’autodétermination du
peuple malien. »

Au cours de nombreuses manifestations, des mots d’ordre particulièrement
hostiles à Ouattara sont hurlés ou brandis par des manifestants en colère. En
voici quelques uns : « A bas la Cedeao ! », « A bas Ado ! », « Ado, les Maliens
regrettent de t’avoir soutenu ! », « Vive le Mali ! », etc.

La colère des Maliens gagne en intensité lorsque, piétinant la Constitution du
Mali et l’Accord cadre signé le 06 avril avec le Cnrdre du capitaine Amadou

Sanogo, Alassane Dramane Ouattara amène, le 26 avril, à Abidjan, la Cedeao à
décider de « porter la transition au Mali sur une période de 12 mois »,«
d’étendre le mandat des organes de transition, notamment le Président par
Intérim, le Premier Ministre et le Gouvernement sur cette période de 12 mois »
et de déployer des militaires à Bamako pour « sécuriser la transition ».

Le capitaine Sanogo et le Cnrdre s’opposent à ces décisions qui tiennent le
peuple malien pour quantité négligeable. Elles provoquent une véritable levée
de boucliers contre la Cedeao et Ouattara, son inspirateur.

Au cours d’une conférence de presse organisée à l’Hôtel Nord-Sud par, le Pr
Younouss Hamèye Dicko, au nom de l’Alliance pour la démocratie et la République
(Adr) qui regroupe « une trentaine de partis politiques et de 56 associations
», dénonce les décisions prises par la Cedeao Il pointe « un doigt accusateur »
sur Dioncounda Traoré, le président du Mali par intérim. « Comment comprendre
que Dioncounda Traoré accepte que la Cedeao usurpe la souveraineté du peuple
malien en décidant à sa place sans aucune consultation des forces vives de ce
pays ? Dioncounda Traoré a participé à cette humiliation de notre pays. Il est
inadmissible que le Mali soit géré par la Cedeao », assène le conférencier.
(L’Indépendant, 30 avril 2012).

Diakaridia Yossi écrit que les « tergiversations et volte-face de la Cedeao…
sans doute, sont en train d’irriter les Maliens dans leur diversité
idéologique. » Il rend compte d’une « gigantesque marche » organisée par des
jeunes favorables au Cnrde, le 28 avril, à Ségou, au cours de laquelle « des
slogans hostiles à la CEDEAO et à son président Alassane Ouattara » ont été
scandés. Il note qu’une banderole portait le slogan « Non au diktat de la
CEDEAO et de son président Alassane Dramane Ouattara.» (L’Indépendant, 30 avril
2012).

Dans les colonnes du Prétoire, Cheick Tandina souligne : « Hypocrisie,
duplicité, duperie, mauvaise foi et chantage semblent être les armes de la
Cedeao, qui s’est emparée du dossier malien, pour « gérer » la crise
institutionnelle que le Mali vit depuis le 22 mars. La semaine dernière,
l’organisation a franchi le dernier palier en donnant des «ordres» que la junte
a refusés, comme cela se doit. » Puis il émet un jugement sans appel contre
Blaise Compaoré et Alassane Dramane Ouattara. « Pouvait-il en être autrement
quand on sait que cette organisation est dirigée principalement par un
putschiste qui se maintient au pouvoir depuis des décennies et qui, du reste,
n’a pas hésité à faire tuer son meilleur ami et compagnon d’arme, et par un
homme arrivé au pouvoir après avoir provoqué une rébellion armée et sanglante
qui a fait des centaines de milliers de victimes ? » Cheik Tandina s’insurge :
« Aujourd’hui, au lieu de tenir parole en allant se battre à Tombouctou, Gao et
Kidal, la Cédéao veut envoyer ses hommes pour «sécuriser les organes de la
transition». Contre quoi et contre qui… » (Le Prétoire, 30 avril 2012).

El Hadj Mahamane Hamèye Cissé n’est pas tendre avec le « syndicat des Chefs
d’Etat de la Cedeao » qui, « d’un ton ferme et avec une épée de Damoclès sur la
tête des putschistes et leur CNRDRE, les manitous de nos 15 Etats ont après de
sérieuses mises en garde aux bidasses du Mali, instruit au Mali sous tutelle
d’Abidjan et Ouaga de considérer le Président par intérim du Mali (leur tout
nouveau camarade) comme le Président de tous les Maliens pendant 12 mois (le
temps de la Transition imposé) et d’accepter l’armée ouest africaine qui
viendra défendre des Institutions de leur Transition. » Il accuse le « syndicat
» d’avoir « usurpé la souveraineté » du Mali. (Le Scorpion, 03 mai 2012).

Le Prétoire croit savoir « Pourquoi la Cedeao veut envahir le Mali ». Sous la
plume de Cheik Tandina, la réponse est sans équivoque. « Le Mali servirait
également de lieu privilégié au blanchiment d’argent d’origines diverses
(narcotrafics, contrebandes, commissions sur la libération d’otages, trafics
d’armes, etc.). Selon certaines indiscrétions, c’est ici au Mali que le butin
issu du casse de la Bceao (en Côte d’Ivoire) aurait été blanchi avec la
complicité de hauts fonctionnaires. Cet argent aurait servi en grande partie à
acheter des armes, du carburant et divers matériels pour les « forces nouvelles
» ivoiriennes. » (Le prétoire, 07 mai 2012).

Hamady souligne dans Mali Demain que la crise « a permis aux Maliens de savoir
qui sont leurs vrais amis », avant de dresser un véritable réquisitoire contre
Alassane Dramane Ouattara dont la main ordonne tous les mauvais coups contre le
Mali. « Pour le citoyen lambada, c’est le Président ADO, qui est derrière. Et
du coup, de nos jours, lui que les Maliens supportaient contre le Président
Gbagbo, n’a plus la côte. Et pour cause, partout dans les salons feutrés de la
capitale, dans les transports en commun, il est décrié et même traité de n’être
pas reconnaissant à l’égard du peuple malien qui a toujours été solidaire avec
lui lors des moments difficiles qu’il a vécus. » Hamady n’hésite pas à
envisager une sortie du Mali de la Cedeao. « Si la Cedeao ne nous aide pas à la
(la crise) résoudre, qu’elle ne jette pas l’huile sur le feu. Et si elle
continue, pour quoi ne pas claquer la porte ? La Mauritanie l’a faite. Cela lui
a réussi. Pour quoi pas le Mali ? » (Mali Demain, 07 mai 2012).

Comme on le voit, la colère des Maliens contre Alassane Dramane Ouattara
s’exprime sous des formes multiples. L’ami personnel de Nicolas Sarkozy a créé
un véritable imbroglio au Mali. Empêtrés dans ses propres contradictions dans
lesquelles il a embourbé la Cedeao, il se démène comme un beau diable. Chaque
jour apporte sa pierre à la construction de l’image péjorative d’Alassane
Dramane Ouattara au Mali.

Laissons le dernier mot à Jean-Baptiste Placca qui, dans sa chronique du 07
avril sur les antennes de Rfi affirme : « La Cedeao aurait sans doute été plus
utile en volant au secours du Mali, au moment où « ATT » appelait à l’aide. Il
n’y aurait peut-être jamais eu de coup d’Etat. En tout cas pas de motifs d’en
perpétrer. L’audace politique, aujourd’hui, de la part de la Cedeao, serait d’orienter
le potentiel militaire dont elle menaçait les putschistes vers le Nord Mali.
(…) A chacun de méditer à présent sur ce proverbe féroce, mais plein de sens,
que l’on prête aux Peuhls : « lorsque l’ombre des pygmées grandit, c’est que le
soleil est sur le point de se coucher ».

Dans la folle équipée d’Alassane Dramane Ouattara et de la Cedeao contre le
Mali et son peuple, qui est le pygmée ? Suivons le regard des Maliens.

Deuxer Céi Angela. L’œil du juste



Lazare KOFFI KOFFI déshabille Ouattara après son interview sur RFI:« La véritable place de Ouattara est à la CPI ».« Les salaires de mars 2011 étaient déjà positionnés »

COMMUNIQUE DU PORTE PAROLE DU

PRESIDENT LAURENT GBAGBO

Lazare KOFFI KOFFI déshabille Ouattara après son interview sur RFI:« La véritable place de Ouattara est à la CPI ».« Les salaires de mars 2011 étaient déjà positionnés » dans Actualité lazarekoffi_0

Lazare Koffi Koffi

Objet: Clarifications à la suite de l’entretien d’Alassane Ouattara sur RFI par le ministre

Ce dimanche 20 mai 2012, interrogé sur Radio France Internationale RFI par Mr Alain Foka, Monsieur Alassane Ouattara, Chef d’Etat ivoirien, s’est livré à un exercice périlleux, en falsifiant délibérément comme à son habitude  l’Histoire récente de la Côte d’ivoire, en particulier sur les deux points suivants :

1/ Il a affirmé que l’aide reçue de la France, après son installation dans les conditions que l’on sait, avait principalement servi à payer les arriérés des salaires des fonctionnaires, arriérés accumulés trois mois durant par le gouvernement du président Laurent Gbagbo pendant la crise post-électorale. C’est une énorme contre-vérité, que des milliers de fonctionnaires payés en temps et en heure pendant cette période pourront  aisément confirmer. A ce propos, il faut aussi rappeler que les salaires de la fin du mois de mars  2011 étaient déjà positionnés sur les comptes des fonctionnaires quand les éléments de l’armée privée de  de Monsieur Ouattara sont arrivés sur Abidjan.
En avançant délibérément une telle contrevérité, Monsieur Ouattara tente plutôt de justifier auprès de son bailleur de fonds, la France, l’utilisation des fonds d’urgence reçus à la suite de son installation au pouvoir. Il semble craindre, à juste titre, un audit, par les nouvelles autorités françaises de l’usage de ces fonds surtout que le gouvernement sortant aurait déjà engagé une mission de contrôle au niveau du cabinet du Premier Ministre, François Fillon. Cette grave contrevérité a le mérite de nous donner raison lorsque que nous avons demandé un audit de ces prêts dans l’intérêt du contribuable français et ivoirien. En effet, la précipitation et l’opacité qui ont entouré ce prêt nous faisaient craindre qu’il fût soit utilisé pour payer les nombreux mercenaires recrutés par M. Ouattara pour faire sa guerre, soit retourné en France sous forme de rétro-commissions à la veille d’une année électorale. Plus que jamais cette demande demeure d’actualité après les propos tenus par le Chef de l’Etat ivoirien. 

2/ Monsieur Ouattara s’est dit satisfait d’avoir fait transférer le président Gbagbo à la CPI, au motif qu’en tant que « Chef des Armées » il était « responsable de plus de 3000 morts » pendant la crise post-électorale. Cette affirmation est fausse quant à l’imputabilité des trois « milles morts, chiffres jamais étayés par une preuve ou un début de preuve), au Président Laurent GBAGBO a néanmoins, le mérite également de ressortir au grand jour une évidence que l’on tente maladroitement de nier.
Pendant la crise post-électorale le président GBAGBO, constitutionnellement déclaré élu, a dû défendre la souveraineté de la Côte d’Ivoire tout en ne cessant pas d’appeler à la raison pour régler pacifiquement ce qui n’aurait jamais du être autre chose qu’un contentieux électoral.
Dans le même temps, Monsieur Ouattara, avec l’aide de puissances étrangères et au mépris des lois internationales (embargo sur les armes, par exemple), a levé une véritable armée privée, dont il a dit prendre la tête le 17 mars 2011, par « ordonnance présidentielle » depuis l’Hôtel du Golf à Abidjan. C’est cette armée qui a commis les pires exactions, en particulier dans l’Ouest du pays où fut perpétré le massacre de Duékoué (plus de 1000 personnes assassinées en une seule journée). De même il est de notoriété publique aujourd’hui, de l’aveu même de ses soldats, que Monsieur Ouattara était l’auteur principal de la tentative de Coup d’Etat du 19 septembre 2002 qui s’est transformée en rébellion armée. Cette rébellion est à l’origine de la situation actuelle en Côte d’Ivoire et porte la responsabilité de milliers de morts, blessés et disparus, de 2002 à aujourd’hui.
Dans ces conditions la véritable place de Monsieur Ouattara est à la CPI, en lieu et place du président Laurent Gbagbo.
Plus d’un an après la rupture de l’Ordre Constitutionnel en Côte d’Ivoire par des forces étrangères, le pays est toujours dans l’instabilité politique, économique et sociale et le « régime » de Monsieur Ouattara montre ses vraies limites.
Les Droits de l’Homme sont quotidiennement bafoués, les libertés publiques menacées et les dirigeants actuels ne montrent aucun signe de bonne volonté pour amener le pays dans la voie de l’apaisement,  du dialogue et de la réconciliation.
C’est tout le combat politique du président Gbagbo qui lutte depuis des décennies pour que la Côte d’Ivoire se développe dans le respect de l’ordre démocratique sans lequel aucune société ne peut prospérer.
Aujourd’hui la Côte d’Ivoire et l’Afrique ont besoin, plus que jamais, de la sagesse du président Gbagbo. C’est ce que les autorités des « grandes puissances » doivent rapidement reconnaitre. L’injustice faite au Peuple ivoirien et au Président GBAGBO ne peut continuellement prospérer.

Pour le Porte-parole du Président Laurent  Gbagbo,

Le Ministre Lazare KOFFI KOFFI

Source: ivoirebusiness.net 



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