Révolution Permanente : Chasse à l’homme en Côte d’Ivoire : C’est décidé, à chacun son Gendarme !

« A chacun son Gendarme. » cet appel au meurtre des Gendarmes de Côte d’Ivoire considérés à l’époque comme les protecteurs notoires du régime du Président GBAGBO, n’est pas nouveau. Il fait corps avec la Charte du Nord et demeure le principal slogan anti-FDS dans les rangs des rebelles du MPCI regroupés aujourd’hui au sein de la confrérie des tueurs baptisées FRCI par le sieur Dramane Ouattara, imposteur de son état, vivant au crochet de l’Etat de Côte d’Ivoire qu’il croit diriger depuis « l’exploit » colonial français du 11 avril 2011. 

Mais si ce slogan criminel dont la naissance date des instants embryonnaires du MPCI à Ouagadougou refait surface depuis le mois d’août 2013, c’est que quelque chose se passe et que quelque chose de tragique va se passer. 

Oui, quelque chose se passe. Contre la Gendarmerie de Côte d’Ivoire. Et pourquoi ? Me dirait-on. Très simple pourtant à savoir. 

Au fait, le métier de Gendarme est un métier à la fois d’officier de police judiciaire, de militaire et de spécialiste de la sécurité policière. Ce n’est pas un métier qui peut s’improviser. Il requiert une certaine formation et une capacité intellectuelle pour la gestion des situations de crise. 

Or, de tous les corps armés de la Côte d’Ivoire, les Gendarmes constituant la première force militaire en agglomération, ils sont, à côté des marins au niveau purement militaire, les seuls que le régime criminel de Dramane Ouattara n’a pas pu longtemps tenir loin des missions de sécurité à cause du caractère particulier de leurs missions. 

Contraint de travailler donc avec la Gendarmerie face à l’incapacité notoire des chasseurs de gibier FRCI d’exercer le métier des Gendarmes, Ouattara en est arrivé à remettre progressivement la Gendarmerie dans son rôle. 

Or, au moment où le MPCI faisait encore rêver les écervelés du RDR, il avait été dit que la « Gendarmerie de GBAGBO » allait être dissoute par Dramane et que ce sont les FRCI insalubres et puant les égouts à force de priver leurs corps d’eau depuis des lustres, qui allaient devenir les nouveaux « Jendames ». 

Le rêve a tourné court. Plus grave, les Gendarmes ont reçu des armes, des véhicules et ils sont chargés de traquer les FRCI qui sont convaincus qu’ils sont en train d’exercer une activité tout à fait normale en organisant braquage, vol à main armée, viol et exécution extrajudiciaire de civils. 

Dès lors, les vieux démons ne peuvent que refaire surface. Pour la hiérarchie des FRCI composée de chefs de guerre du MPCI, il faut bien que les FRCI dits démobilisés vivent en attendant que de nouveau, Ouattara ou Soro Guillaume demandent leurs services. 

Si la Gendarmerie les en empêche, c’est-à-dire, si elle les traque, les arrête et les prive de leur pain quotidien en empêchant les activités de coupeurs de route, de braqueurs et de voleurs armés, de quoi vont-ils vivre pour attendre leur nouvelle entrée en service en tant que rebelles ? 

Il n’en fallait donc pas plus pour qu’ils ordonnassent les embuscades et les fusillades qui visent les Gendarmes, ces indécrottables « bébés gâtés » qui ont toujours tout alors qu’ils n’auraient pas combattu pour Ouattara qui aurait gagné la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire. 

« A chacun son Gendarme » donc ; et croyez-moi, ça va saigner mal. Déjà plus de 5 sont tombés dans le seul mois de septembre sous les balles assassines des FRCI embusqués. 

C’est pourquoi quelque chose de tragique va se passer. Quelque chose de bien pire que l’exécution de 60 Gendarmes à Bouaké par Soro Guillaume pour se servir de leur sang dans les rituels sataniques qu’il faisait organiser, lui, se disant avoir une foi chrétienne pendant que ses reins sont chargés de talismans faits de peau d’hommes et autres organes humains extraits pendant ses crimes rituels perpétrés de Bouaké à Duekoué. 

Selon des sources bien introduites au niveau de la hiérarchie de la Gendarmerie, aujourd’hui composée majoritairement de traîtres récompensés pour les fuites d’informations stratégiques qu’ils organisaient, la question de passer à une phase véritable de désarmement des miliciens FRCI du RDR irrite au plus haut point Dramane Ouattara de sorte que chaque fois que la question revient sur la table des Koffi Koffi Paul alias « Koffi Castor » et consorts, la réponse qui leur est donnée est sans appel « le cas des milices FRCI est un problème politique. On sait qu’ils sont des bandits et qu’ils ne peuvent vivre que de vol et de braquage. Mais les dirigeants ont besoin d’eux au cas où les gens de GBAGBO attaquent. Donc… » 

Alors, il n’y a plus aucun doute. Les FRCI dits frustrés vont intensifier les attaques contre la Gendarmerie. Pour se faire entendre. Pour se faire respecter. Et aussi pour exiger que ce qu’il leur était promis, leur soit donné, à savoir les Camps de Gendarmerie et la situation sociale de Gendarme. 

Reste à savoir si la Gendarmerie se laissera massacrer de nouveau ou si elle prendra ses responsabilités face à cet appel au meurtre qui lui impose d’observer les règles de la légitime défense. Contre l’agresseur. Agissant ou commanditaire. 

A Très Bientôt. 
Hassane Magued 
La Révolution Permanente 



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