Le temps de l’éternel des armées est arrivé

Le temps de l’éternel des armées est arrivé dans Songes et Révélations sur la cote d'Ivoire jesus-gueritJe suis le même hier, aujourd’hui et éternellement-  Hébreux 13 : 8.
Il y a dans le cœur de l’homme beaucoup de projets, Mais c’est mon dessein  qui s’accomplit
. Proverbes 19 : 21.
 Mon temps est donc arrivé pour accomplir toutes les révélations dites  en mon nom sur la Côte d’ivoire.
Ce n’est point parce que vous surpassez en nombre tous les peuples, que l’Éternel s’est attaché à vous et qu’il vous a choisis, car vous êtes le moindre de tous les peuples. Deutéronome 7 :7.
 Mais, parce que l’Éternel vous aime, parce qu’il a voulu tenir le serment qu’il avait fait à vos pères, l’Éternel vous a fait sortir par sa main puissante, vous a délivrés de la maison de servitude, de la main de Pharaon, roi d’Égypte. Deutéronome 7 :8.
Moi l’éternel des armées, j’ai choisi Israël pour m’illustrer  et me faire connaître dans l’histoire de l’humanité, toi Côte d’ivoire je te choisi pour la proclamation de  l’évangile avant la fin des temps. Marc 13 :10.
 
Tu seras désormais une nation missionnaire. J’ai déjà préparé mes serviteurs, des  serviteurs que j’ai fortifiés et donnés mon onction dans l’épreuve, ils feront des choses extraordinaires, des miracles à mon nom à travers le monde. Moi l’éternel je vous donne  des pasteurs à ma convenance Jérémie 3 :15 
Vous  verrez bientôt  mes vrais bergers après mon feu dévorateur qui s’annonce.
 A travers mes serviteurs et de la délivrance que je te donne maintenant,  côte d’ivoire, tu seras crainte du monde entier. On parlera de toi comme Israël mon peuple. Moi le Dieu d’ Abraham, d’Isaac, de Jacob, je n’ai point changé, j’élève qui je veux, et j’abaisse et humilie qui je veux.
Je suis au contrôle de tout, j’ai pris les choses en main.je frapperai cette nation, je l’éprouverai durant des jours à travers mon armée céleste et mes oints que j’ai choisis et fortifiés. J’ai retardé les choses pour que mon peuple se tourne vers moi hélas vous ne m’avez pas reconnu tout au long de ce processus divin sur cette nation.
Or  moi seigneur vous me rechercherez et vous me trouverez : vous me chercherez au fond de vous- mêmes, et je me laisserai trouver par vous. Jérémie 29 :13
Mon armée céleste est déjà descendue et cohabite avec mes oints.
J’ai parlé par mes prophètes mais vous  vous êtes moqués de toutes les révélations. Moi l’éternel des armées je ne viens  pas pour un parti politique, mais je viens exécuter mes desseins, et mes desseins à travers  des hommes.
Car moi  l’éternel, j’étends mes regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à moi. Vous avez  agi en insensé dans cette affaire, car dès à présent vous aurez la  guerre.2 chroniques 16 :9.
N’est pas au feu qu’on éprouve l’or ? Vous passerez par ce feu dévorateur.
Ton avenir est sublime, radieux Côte d’Ivoire, mais tu y passeras par ce feu pour arriver à cette terre promise.
Je nettoierai mon église, je purifierai mon peuple car moi l’éternel je suis un DIEU de justice et de vérité.  Les lamentations, les pleurs et prières de mes enfants sont montés à moi.
Mon, oint  n’a été qu’un instrument, il s’est détourné de moi, je l’ai humilié et rabaissé, il s’est retourné vers moi en s’humiliant, je l’élève désormais. J’ai tout planifié moi l’éternel des armées. Je ne suis pas un Dieu du hasard.
Avant de te  façonner dans le sein de ta mère, je te connais ; avant que tu ne sortes de son ventre, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations. Jérémie 1 :5
Les nations accourront et se prosterneront  devant mon oint. Elles connaitront la vérité
Je briserai tous les pactes sataniques, franc-maçonniques, de maraboutages, de sorcelleries, de fétichisme…etc.,  tout ce qui n’honore pas mon nom dans cette nation. C’est un temps de purification et de rapprochement mon fils, ma fille, mon serviteur. Je guérirai toute maladie incurable durant cette épreuve. Je soulagerai les cœurs meurtris.
Soyez en communion avec moi ce jour et vous verrez.
Côte d’Ivoire tout est accompli. Ce miracle vient de  moi, Oui moi le Dieu d’Abraham, d’Isaac, et de Jacob. Le grand jour est arrivé, aucune armée ne pourra résister, même toutes les armées du monde réunies battront en retraite, ma colère est grande.
Heureux ceux qui m’ont attendu, je suis là avec mes anges célestes et mes oints, malheur à ceux qui ne m’ont pas cru, ils souffriront.
Votre frère MANASSE


La Révolution Permanente: Au nom du Président GBAGBO, un marché de duperie, d’imposture et de menterie collective est bientôt ouvert !

La Révolution Permanente: Au nom du Président GBAGBO, un marché de duperie, d’imposture et de menterie collective est bientôt ouvert ! dans La Révolution Permanente gbagbo-le-deLes jours à venir seront très riches en événements. Des choses se disent. Des stratégies pour les dire autrement s’affinent. Sous nos yeux. A la barbe de tous. Mais comme toujours, le peuple n’y voit que du feu. 

Alors nous sonnons l’alerte. Afin que votre regard sur l’actualité ambiante soit transversal, qu’il s’accompagne de discernement et que personne n’abuse de votre manque d’information. 

Au stade où nous en sommes, il y a plus à avoir peur de nos Camarades de lutte que nos ennemis affichés et connus. Les enjeux deviennent trop gros et seule l’information peut nous sauver du gros piège qui vient d’être installé. 

Il y a de cela quelque mois, nous en étions arrivés à une bipolarisation de la Côte d’Ivoire. D’un côté, il y a ceux qui croyaient qu’ils avaient conquis pour l’éternité, une terre rendue vacante et sans autochtones et de l’autre, les autochtones meurtris en leur chair qui espèrent reconquérir leurs libertés confisquées par les voies infalsifiables préconisées par la Révolution Permanente. 

Mais comme nous l’avions analysé dans une Chronique intitulée « Pris au piège de l’ennemi », d’un combat pour la libération d’une Nation, l’ennemi a su par un jeu d’emprisonnements qui visait à nous détourner de l’objectif fondamental, à canaliser progressivement le plus grand nombre, vers un combat pour la libération qui d’un camarade de lutte embastillé, qui d’un parent emprisonné, qui encore d’un leader politique déporté. 

Ayant réussi à distraire plus d’un afin de transformer leur engagement pour la libération d’une Nation en un combat pour des hommes, ils en sont au point d’achèvement avec un marchandage au nom du plus illustre de tous, le Président GBAGBO. 

A partir de cet instant où nous mettons sous presse la présente Chronique, nous en sommes à un écartèlement de la Résistance Patriotique et Révolutionnaire entre d’un côté, nous autres, les Résistants que certains de nos amis politiques traitent désormais de radicaux et ceux qui pensent qu’ils peuvent battre l’ennemi à son jeu sur son propre terrain en jouant les politiquement corrects, tout en se préparant et en préparant les esprits à souper avec le diable. 

Nos sources sont formelles. Plusieurs impostures se signalent. Le Président GBAGBO sera le plus lucratif et le plus rentable de tous les fonds de commerce politiques des derniers mois qui s’annoncent. Même le rigolo de Madamou Koulibali s’y est mis. Lui aussi serait en contact avec le Président GBAGBO. Donc… 

Eh oui ! Des chemins seront proposés et présentés comme la volonté du Président GBAGBO. Des compromissions « acceptables » nous seront imposées au nom du Président GBAGBO. Lorsque nous dirons « non, c’est inacceptable» on nous répondra que « le Président GBAGBO aussi est un homme. Il a besoin de retrouver sa famille et ses amis. Le combat, on pourra le porter là où on le veut, après sa libération. Etc. » 

Déjà, nous autres commençons à gérer les humeurs de certains. Au nom des arrangements politiques en vue. A cause de ce qu’il ne faut pas donner raison à nos détracteurs….A cause de ce que si le Président GBAGBO dit d’aller dans un tel sens, au nom de la discipline de corps et de combat, il faille faire avec et voir comment les choses vont évoluer avant de… 

C’est donc ça. Au nom du Président GBAGBO, un marché de duperie, d’imposture et de menterie collective est bientôt ouvert afin de nous amener à une obéissance suicidaire. 

Mais soyez sereins. Il n’y a qu’à Dieu que nous obéissons. Nos hommes aussi. 

Alors prenez garde qu’aucune langue fourchue ne vous détourne du Plan du Dieu Vivant pour la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi nous devons prier, afin de demeurer dans Sa Vision en ayant le discernement qui prépare le chemin de la Grâce. 

A Très Bientôt. 
Hassane Magued 
La Révolution Permanente 



Révolution Permanente : Chasse à l’homme en Côte d’Ivoire : C’est décidé, à chacun son Gendarme !

« A chacun son Gendarme. » cet appel au meurtre des Gendarmes de Côte d’Ivoire considérés à l’époque comme les protecteurs notoires du régime du Président GBAGBO, n’est pas nouveau. Il fait corps avec la Charte du Nord et demeure le principal slogan anti-FDS dans les rangs des rebelles du MPCI regroupés aujourd’hui au sein de la confrérie des tueurs baptisées FRCI par le sieur Dramane Ouattara, imposteur de son état, vivant au crochet de l’Etat de Côte d’Ivoire qu’il croit diriger depuis « l’exploit » colonial français du 11 avril 2011. 

Mais si ce slogan criminel dont la naissance date des instants embryonnaires du MPCI à Ouagadougou refait surface depuis le mois d’août 2013, c’est que quelque chose se passe et que quelque chose de tragique va se passer. 

Oui, quelque chose se passe. Contre la Gendarmerie de Côte d’Ivoire. Et pourquoi ? Me dirait-on. Très simple pourtant à savoir. 

Au fait, le métier de Gendarme est un métier à la fois d’officier de police judiciaire, de militaire et de spécialiste de la sécurité policière. Ce n’est pas un métier qui peut s’improviser. Il requiert une certaine formation et une capacité intellectuelle pour la gestion des situations de crise. 

Or, de tous les corps armés de la Côte d’Ivoire, les Gendarmes constituant la première force militaire en agglomération, ils sont, à côté des marins au niveau purement militaire, les seuls que le régime criminel de Dramane Ouattara n’a pas pu longtemps tenir loin des missions de sécurité à cause du caractère particulier de leurs missions. 

Contraint de travailler donc avec la Gendarmerie face à l’incapacité notoire des chasseurs de gibier FRCI d’exercer le métier des Gendarmes, Ouattara en est arrivé à remettre progressivement la Gendarmerie dans son rôle. 

Or, au moment où le MPCI faisait encore rêver les écervelés du RDR, il avait été dit que la « Gendarmerie de GBAGBO » allait être dissoute par Dramane et que ce sont les FRCI insalubres et puant les égouts à force de priver leurs corps d’eau depuis des lustres, qui allaient devenir les nouveaux « Jendames ». 

Le rêve a tourné court. Plus grave, les Gendarmes ont reçu des armes, des véhicules et ils sont chargés de traquer les FRCI qui sont convaincus qu’ils sont en train d’exercer une activité tout à fait normale en organisant braquage, vol à main armée, viol et exécution extrajudiciaire de civils. 

Dès lors, les vieux démons ne peuvent que refaire surface. Pour la hiérarchie des FRCI composée de chefs de guerre du MPCI, il faut bien que les FRCI dits démobilisés vivent en attendant que de nouveau, Ouattara ou Soro Guillaume demandent leurs services. 

Si la Gendarmerie les en empêche, c’est-à-dire, si elle les traque, les arrête et les prive de leur pain quotidien en empêchant les activités de coupeurs de route, de braqueurs et de voleurs armés, de quoi vont-ils vivre pour attendre leur nouvelle entrée en service en tant que rebelles ? 

Il n’en fallait donc pas plus pour qu’ils ordonnassent les embuscades et les fusillades qui visent les Gendarmes, ces indécrottables « bébés gâtés » qui ont toujours tout alors qu’ils n’auraient pas combattu pour Ouattara qui aurait gagné la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire. 

« A chacun son Gendarme » donc ; et croyez-moi, ça va saigner mal. Déjà plus de 5 sont tombés dans le seul mois de septembre sous les balles assassines des FRCI embusqués. 

C’est pourquoi quelque chose de tragique va se passer. Quelque chose de bien pire que l’exécution de 60 Gendarmes à Bouaké par Soro Guillaume pour se servir de leur sang dans les rituels sataniques qu’il faisait organiser, lui, se disant avoir une foi chrétienne pendant que ses reins sont chargés de talismans faits de peau d’hommes et autres organes humains extraits pendant ses crimes rituels perpétrés de Bouaké à Duekoué. 

Selon des sources bien introduites au niveau de la hiérarchie de la Gendarmerie, aujourd’hui composée majoritairement de traîtres récompensés pour les fuites d’informations stratégiques qu’ils organisaient, la question de passer à une phase véritable de désarmement des miliciens FRCI du RDR irrite au plus haut point Dramane Ouattara de sorte que chaque fois que la question revient sur la table des Koffi Koffi Paul alias « Koffi Castor » et consorts, la réponse qui leur est donnée est sans appel « le cas des milices FRCI est un problème politique. On sait qu’ils sont des bandits et qu’ils ne peuvent vivre que de vol et de braquage. Mais les dirigeants ont besoin d’eux au cas où les gens de GBAGBO attaquent. Donc… » 

Alors, il n’y a plus aucun doute. Les FRCI dits frustrés vont intensifier les attaques contre la Gendarmerie. Pour se faire entendre. Pour se faire respecter. Et aussi pour exiger que ce qu’il leur était promis, leur soit donné, à savoir les Camps de Gendarmerie et la situation sociale de Gendarme. 

Reste à savoir si la Gendarmerie se laissera massacrer de nouveau ou si elle prendra ses responsabilités face à cet appel au meurtre qui lui impose d’observer les règles de la légitime défense. Contre l’agresseur. Agissant ou commanditaire. 

A Très Bientôt. 
Hassane Magued 
La Révolution Permanente 



Mon témoignage sur les débuts de la rébellion : Bédié et Ouassénan dans le coup ?

Mon témoignage sur les débuts de la rébellion : Bédié et Ouassénan dans le coup ? dans Actualité lazard-koffi-koffi-199x300(Présent à Katiola en 2002 en tant que ministre du gouvernement Affi Nguessan, Lazare Koffi Koffi se souvient, dans ce témoignage, des moments vécus aux côtés de Gaston Ouassénan Koné. Il relance la polémique sur l’implication de Bédié dans l’insurrection – en évoquant pour la première fois un mystérieux cargo angolais qui était destiné à l’ancien chef de l’Etat et président du PDCI. Lazare Koffi Koffi livre des anecdotes croustillantes sur son hôte. L’intégralité d’un témoignage qui fera, à coup sûr, couler beaucoup d’encre et de salive.) 

Septembre 2002. C’était la rentrée scolaire et universitaire. Après Daoukro en 2001, j’avais choisi la ville de Katiola pour abriter la cérémonie de lancement de la rentrée 2002-2003 du Ministère de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l’Emploi dont j’avais la charge. Plus de 300 personnalités, des diplomates, des bailleurs de fonds, les syndicats d’enseignants et bien d’autres partenaires du secteur Formation-Emploi étaient attendus dans la capitale des Tagbana le jeudi 19 septembre 2002. M. François-Albert Amichia, alors ministre des Sports et Loisirs, invité spécial à cette cérémonie, me devança à Bouaké pour présider les phases finales de la coupe des nations de l’UFOA. 

C’est le soir du mercredi 18 septembre que j’arrivai à Katiola avec la plupart des cadres de mon ministère dont une partie resta à Bouaké pour y passer la nuit. A Katiola, je fus accueilli avec enthousiasme par le Préfet Jean-Baptiste Sam Etiassé et le général Gaston Ouassénan Koné. Ce dernier, député PDCI, m’avait fait l’amitié en tant qu’élu, de répondre à mon invitation à participer à la cérémonie d’ouverture de l’année scolaire au cours de laquelle, à ma demande, il devait prendre la parole. Il était visiblement heureux du choix de sa ville, car il soupçonnait, à raison, que mon passage allait offrir des perspectives heureuses au Département de Katiola. 

Quelques mois auparavant, en tournée dans ce Département, n’avais-je pas fait bénéficier au centre culturel de Katiola d’équipements informatiques et audiovisuels ainsi qu’une antenne parabolique ? J’avais envisagé déjà, à cette époque, de réorganiser le centre des métiers de la céramique en le dotant de techniques et moyens modernes pour qu’il soit non seulement performant mais aussi ses produits compétitifs sur le marché. Je rêvais de faire du métier de la céramique un métier noble et attrayant. J’avais également envisagé de créer une unité de formation professionnelle à Fronan. 

A Dabakala, dans le pays Djimini, j’avais posé la première pierre d’un grand centre de formation aux métiers du traitement et de transformation de l’anacarde, nouveau produit agricole prometteur dans toutes les régions du Nord. J’avais donc décidé d’organiser ma réunion de rentrée à Katiola pour renforcer et achever ce que j’avais déjà commencé dans cette région dans le cadre d’une politique de déconcentration de création des structures de formation adaptées aux métiers locaux. Je devais en outre, délivrer un message aux jeunes pour rallumer leur espoir en annonçant depuis Katiola que le Président Laurent Gbagbo avait décidé pour eux d’ouvrir de nombreuses perspectives pour leur insertion professionnelle, décision qu’il entendait proclamer lui-même, dès son retour de voyage dans un message solennel radiodiffusé. 

Quand l’on parlait de mutinerie 

Le mercredi 18 septembre 2002, je fus logé à la résidence du chef de l’Etat, à Katiola. Tard dans la nuit, je fus brutalement tiré de mon sommeil par le Préfet Sam Etiassé et mon Directeur de cabinet. Ils m’informèrent qu’Abidjan était devenue, depuis quelques heures le théâtre d’une attaque de gens identifiés comme des mutins de notre armée nationale. Un coup d’Etat en cours ? Personne n’en savait rien. Le Président Laurent Gbagbo était en visite officielle en Italie. Dans la journée du jeudi 19 septembre, les événements se bousculèrent. 

Des quatre coins du pays, je recevais des appels qui, pour m’informer de l’évolution de la situation, qui pour me tenir au courant de mouvements dans la région de Séguéla de ceux qu’on qualifiera les jours suivants de «rebelles». J’apprendrai successivement la mort violente du ministre de l’Intérieur Me Emile Boga Doudou et celle de l’ancien chef d’Etat, le général Robert Guéi. Ma première réaction fut de repartir à Abidjan. Mais par mesure de prudence et de sécurité, le général Ouassénan, en accord avec le Préfet Etiassé et certains de mes collaborateurs, non seulement m’en dissuada mais me recommanda de quitter la résidence du Chef de l’Etat pour aller résider chez lui : «Si comme on nous l’apprend depuis Abidjan, les mutins sont des ressortissants du Nord, si jamais ils viennent ici à Katiola, ils n’oseront pas franchir le portail de ma maison. Chez moi vous serez beaucoup plus en sécurité que dans cette résidence», m’a-t-il dit pour me rassurer. 

Me voilà donc chez le général avec quelques-uns de mes collaborateurs. Pendant que le Préfet s’échinait à nous trouver des provisions pour notre alimentation, le général me fit visiter sa concession, notamment une chapelle qui surplombe un souterrain conduisant à un caveau qui pourrait nous abriter «si jamais ça chauffe». 

Bédié et Ouassénan dans le coup ? 

Dans le courant de la journée, les oreilles tendues vers Abidjan, je devisais seul avec le général Ouassénan dans son salon. Montra-t-il des signes qui trahirent son accointance très tôt avec la rébellion ? Je ne puis répondre avec certitude. Cependant, quelques faits et gestes qu’il posa me rassurèrent et m’intriguèrent à la fois quant à sa loyauté vis-à-vis de la République et des Institutions républicaines. 

Il se montra le temps de mon séjour chez lui à la fois très républicain et mystérieux pour ne pas dire suspect. Tenez ! Lorsque nous apprîmes que le président Henri Konan Bédié s’était enfui de chez lui pour se mettre en sécurité quelque part, il réagit avec un ton empreint de sarcasme et de mépris par ces mots révélateurs de ses sentiments inamicaux et déloyaux vis-à-vis de celui qui était le président de son Parti, le PDCI-RDA : «Dire que des gens peureux comme ça, veulent nous gouverner !» . Il ne s’inquiéta pas outre-mesure de ce qui pourrait advenir de M. Bédié. Puis s’adressant à moi, lorsque nous évoquâmes «ses barbaries» contre les étudiants du temps où il était ministre de la sécurité, il me dit, souriant : «Ce sont «ces barbaries » qui vous ont formés et vous ont forgés à résister à toute épreuve aujourd’hui. 

Vous du FPI vous aimez affronter l’adversité». L’instant d’après, l’on m’informa qu’Abidjan avait été nettoyé et que les mutins s’étaient repliés sur Bouaké. Par la suite, lorsqu’on m’informa que le général Palenfo était introuvable, peut-être tué lui aussi dans la mêlée, le général Ouassénan, à qui je fis part de cette information, devint tout à coup blême. Il arrêta tout brutalement, ne tenant plus en un seul lieu, il passa plusieurs coups de fil. Des heures durant. Jusqu’à ce qu’il localisât «son frère» en Chine où ce dernier était en mission. Je le sentis alors soulagé. Heureux. Alors je m’interrogeai. Pourquoi Ouassénan n’eût-il pas la même attitude quand il s’était agi de Bédié ? Pourquoi ne passa-t-il pas un seul coup de fil pour savoir où était caché le chef de son Parti ? Pourquoi..? 

Dans la soirée, le général me quitta pour dit-il se concerter avec les populations. Je ne le vis pas revenir. J’ai dû me retrancher dans ma chambre. La nuit, il y eut des bruits suspects avec des coups de feu autour de mon lieu de résidence. Et c’est le Préfet Etiassé qui, le matin, m’informa que quelques «rebelles» venus dans la ville ou y résidant, ayant appris qu’un «ministre de Gbagbo logeait chez le doyen Ouassénan ont voulu faire un forcing pour aller le déloger». Mais ils se ravisèrent. Toucher Ouassénan était pour eux un sacrilège m’a-t-on expliqué. Les «rebelles» firent du bruit mais sans jamais oser franchir le rubicond. Etait-ce cela qui expliquait la longue absence nocturne de notre logeur ? 

On peut l’imaginer. Mais la crainte de mes collaborateurs effrayés depuis la nuit par les coups de feu, augmenta lorsque le général quitta à nouveau sa résidence très tôt le matin du vendredi 20 septembre et lorsque nous apprîmes que le ministre François Amichia avait été fait prisonnier à Bouaké par les insurgés. Mes compagnons me demandèrent alors de quitter le domicile du général. Mais où aller protéger nos vies ? J’en parlai alors au Préfet qui partagea l’idée et alla donc en ville nous obtenir des lieux de refuge de fortune. Dans la mi-journée, le général Ouassénan revint chez lui pour déjeuner. Avec moi. Il ne me dit rien de ses sorties. Mais au cours du repas, il posera un acte fort appréciable qui atténua mes soupçons de sa collusion avec les «rebelles». 

En effet, de l’aéroport international de Yamoussoukro, un agent qui travaillait sur le site m’informa par cellulaire qu’un cargo militaire identifié comme d’origine angolaise cherchait à atterrir. Il me demanda donc l’attitude à tenir. Je n’étais pas ministre de la Défense. Tous les membres du gouvernement en raison de la crise étaient injoignables. J’informai aussitôt Bertin Kadet, alors ministre délégué à la Défense. Celui-ci qui assurait n’avoir pris aucun contact avec le gouvernement angolais, saisit expressément notre ambassadeur à Luanda qui lui répondit qu’aucune démarche n’avait été engagée dans le sens d’obtenir un soutien militaire de l’Angola. Dès que je reçus ces informations, je décidai d’autorité d’empêcher l’atterrissage de ce cargo visiblement ennemi. 

Le général Ouassénan qui avait suivi tout ce scénario, me donna alors les contacts de son fils militaire à Zambakro qui aussitôt joint, en bon soldat, se précipita avec certains de ses éléments sur les lieux avec pour ordre de détourner ce cargo sur Abidjan ou de l’abattre en cas de refus. 45 minutes plus tard le fils de Ouassénan était au rapport. Le cargo, ayant refusé d’aller à Abidjan avait pris la direction du Nord. Je remerciai vivement le jeune militaire. J’apprendrai plus tard que ce cargo avait été envoyé par des amis angolais à M. Bédié avec des mercenaires à son bord pour tenter un coup de force dans la confusion générale du pays pour réinstaller le président du PDCI au pouvoir. Il devait prendre pied à Yamoussoukro entre la rébellion à Bouaké et les forces loyalistes au sud. Aussi, lorsqu’on le présenta comme un des soutiens financiers du MPIGO – information jamais démentie – cela ne me surprit pas. 

Une opération militaire éventée 

Après son déjeuner, le général Ouassénan repartit de chez lui. D’Abidjan, sous la poussée des forces loyalistes, les «rebelles» pourchassés remontaient vers le centre et le nord du pays. Il me vint alors à l’esprit de leur couper toute retraite en installant une unité de nos forces à Katiola. Par hélicoptère. Je repris langue avec le ministre Bertin Kadet qui accepta ma proposition. Mais avant, il me fallait vérifier l’état de la piste d’atterrissage de l’aérodrome de Katiola. Elle était satisfaisante lorsque je visitai cette piste en compagnie du Préfet Etiassé. Mais vers 16 heures, alors que le ministre Kadet avait déjà lancé l’opération, Sam Etiassé vint m’informer que des individus avaient rendu l’aérodrome impraticable juste après notre départ de ce lieu. 

Partout, des bottes de terre, des fagots de bois, des troncs d’arbres, etc. L’opération fut donc arrêtée et annulée, craignant même une embuscade dans les fourrés aux alentours de la piste. Je compris alors que la ville était déjà infestée de «rebelles» et que, peut-être, toute la population était devenue «rebelle». Le général Ouassénan Koné y contribua-t-il ? Je ne peux le dire. Mais lorsque je quittai son domicile le jour suivant pour résider chez un fonctionnaire que le Préfet Sam Etiassé trouva pour moi, jamais je n’entendis dire que le général me rechercha. Je passai ainsi plusieurs jours caché dans la ville de Katiola suivant les événements à la télé. Katiola, les jours suivants, devint un des bastions de la rébellion.

Lazare Koffi Koffi 
in Le Nouveau Courrier du 22 septembre 2012 



Révolution Permanente : Développement en Afrique : une approche ridicule aux conséquences désastreuses !

Révolution Permanente : Développement en Afrique : une approche ridicule aux conséquences désastreuses ! dans La Révolution Permanente afrique-tombe-300x220Les « éminents » économistes, sociologues du développement et Experts de tous poils ont déjà théorisé sur la question du Nord au Sud, d’Est en Ouest. Les paniers à crabe comme le FMI (Fonds Monétaire International) et la Banque Mondiale en passant par les autres organismes chargés de promouvoir la pauvreté, que dis-je, le développement, ont déjà proposé des solutions miracles qui ont toutes échoué. 

Aujourd’hui, nous en sommes tous au débat sur la question de savoir pourquoi l’échec est le partage commun des Etats africains en matière de Programme de Développement. Bien en tendu, on nous parle de mauvaise gouvernance, de détournement de deniers publics, de corruption, etc. 

Dans la plupart des Etats africains, toutes les mesures anti-corruption et autres réformes structurelles mises en place avec les parrains de la pauvreté que sont le FMI et la Banque mondiale, connaissent toujours le même sort : l’échec. Mais comme des moutons de panurge, Experts, institutions multilatérales, partenaires bilatéraux, continuent de faire les mêmes efforts pour produire les mêmes échecs. 

Alors, dans la présente Chronique, nous avons décidé de procéder par la méthode suggestive, une technique de psychologie qui permet à celui qui se pose des questions d’obtenir des réponses à partir des questions elles-mêmes. 

Cela dit, venons en aux choses sérieuses. 

Pour vous, comment doit-on aborder la question du Développement, dans un environnement de contradictions politiques parfois exacerbées ? 

Doit-on l’aborder comme une œuvre réussie par un leader politique à partir d’un Programme politique, un Programme de Gouvernement individuel ? 

Mais, savez-vous qu’un Etat est comme une seule, même et grande maison confiée à plusieurs maçons bâtisseurs? 

Pensez-vous qu’il est possible de bâtir une seule et même maison avec des plans différents selon le maçon bâtisseur qui en a la charge à un moment donné ? 

Ne croyez-vous pas que vouloir bâtir une seule et même maison avec des plans différents, à chaque fois que le maçon bâtisseur change, revient à s’engager dans la voie de l’éternel recommencement ? 

Sinon, comment pensez-vous qu’il est possible de bâtir une seule et même maison avec un plan pour immeuble aujourd’hui, un plan de villa basse demain, un plan de maison en bande le jour d’après, etc. etc. ? 

A quoi cela sert-il, pour le même pays d’avoir plusieurs Programmes de Gouvernement ? 

A quoi sert dans ce cas, le Ministère du Plan et du Développement qui a la responsabilité dans un Etat, d’écrire un programme de développement cohérent pour le pays en le programmant et en le planifiant sur des années, en fonction des ressources prévisibles sur les périodes de référence considérées ? 

Au fait, quel doit être le contenu du programme de gouvernance politico-économique dit Programme de Gouvernement ? 

N’est-ce pas ou ne devrait-il pas s’agir d’un répertoire des projets ou besoins déjà identifiés par le Ministère du Plan et du Développement en fonction des priorités du développement planifié sur des années et qui, récupérés par un parti politique, sont déclinés en promesses d’actions à l’attention de l’électorat convoité ? 

Alors, pourquoi ne pas s’en tenir à un même et unique Programme de Développement traduit en projets selon les priorités sur des années avec des objectifs stratégiques communs à court, moyen et long terme ? 

Pourquoi toutes les formations politiques d’un même pays n’auraient-elles pas le même Programme de Développement, les mêmes priorités et ainsi, entrer en compétition uniquement sur la conceptualisation, les méthodes de mobilisation du financement, les moyens de redynamisation de la production de richesses, la stratégie pour compter sur les ressources internes, la stratégie pour éviter un lourd endettement de l’Etat, les méthodes pour inciter le peuple à piloter des segments donnés du programme de développement avec des offres régaliennes incitatives, la prise en compte géopolitique des besoins à satisfaire selon les priorités régionales, etc. etc. ? 

A la fin, que voulons-nous ? N’est-ce pas bâtir une seule et même Nation ? Alors, pourquoi d’un Gouvernement à un autre, parfois appartenant au même parti politique, les priorités changent, les choix économiques changent, les projets commencés sont abandonnés pour d’autres, l’entretien des infrastructures déjà réalisées par le prédécesseur est négligé pour que des édifices qui ont coûté des milliards au peuple tombent en ruine afin de trouver des raisons de critiquer l’autre, tout ça dès que les personnes changent à la tête des Ministères, de la Primature ou de l’Etat ? 

Ne devrions-nous pas faire du Programme de Développement de nos Etats, un patrimoine unique comme la Constitution est unique et, simplement entrer en compétition politique sur nos capacités à pouvoir transformer ces projets et programmes en réalités économiques tout en respectant leur ordre de priorité stratégique pour l’avenir du pays ? 

Bref. Nous n’avons peut-être pas encore tout dit. Mais nous avons fait le choix dans cette Chronique d’utiliser la technique de la suggestion pour déclencher le processus de réflexion stratégique sur une question qui est en train de transformer la problématique du développement en Afrique en un mythe de Sisyphe. 

Alors, on y va ? Nous avons une Afrique à développer. Autrement. Intelligemment. Avec un esprit révolutionnaire. 

A Très Bientôt. 
Hassane Magued 
La Révolution Permanente 

 


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