Le document d’Ocampo qui enfonce son ami Ouattara

Le document d'Ocampo qui enfonce son ami Ouattara dans Actualité alassane-et-ocampo-300x196Dans son acte accusatoire, qui se signale une fois de plus par une absence de sérieux sur les faits et une lecture partisane de l’histoire de la Côte d’Ivoire, Louis-Moreno Ocampo laisse entrevoir au monde une réalité souvent masquée. Les forces pro-Ouattara ont commis la majorité des massacres qui ont eu cours lors de la guerre post-électorale.

Heureusement pour lui qu’il n’aura pas à défendre le dossier bancal qu’il a confectionné pour complaire à ses maîtres. C’est en tout cas ce que l’on est tenté de se dire en lisant la «version publique expurgée » du «document de notification de charges» du procureur de la Cour pénale internationale Louis Moreno-Ocampo dans l’affaire l’opposant à l’accusé Laurent Gbagbo. En effet, ce texte long de 47 pages et dont Le Nouveau Courrier a pu consulter une copie montre la légèreté de l’Accusation, son caractère fondamentalement partisan et son recours à des méthodes artificielles et biaisées. Lecture expliquée.

 

Encore des erreurs sur l’état civil du président Gbagbo

Ce sont des détails, mais ils prouvent l’absence de professionnalisme du bureau du procureur près la CPI. Le Nouveau Courrier et d’autres observateurs avaient noté, en décembre dernier, que le mandat d’arrêt qui avait permis le transfèrement du président Gbagbo à La Haye était entaché d’erreurs d’autant plus incroyables qu’Ocampo et ses hommes travaillaient main dans la main avec les autorités ivoiriennes.

Ainsi, se fondant sans doute sur les approximations de sa fiche Wikipédia, le procureur nommait l’accusé «Laurent Koudou Gbagbo», alors que «Koudou», le nom de son père, ne figure pas sur ses actes d’état-civil.

Dans le document de confirmation des charges, Ocampo corrige cette erreur mais en maintient une autre pourtant notée par Gbagbo lors de l’audience de première comparution. Il fait naître Gbagbo à Mama alors qu’il est né à Gagnoa, plus particulièrement dans le quartier Babré.

Fidèle à Wikipédia, qui affirme (à raison) que Gbagbo est né dans une famille catholique, Ocampo le fait catholique, alors qu’il a embrassé depuis de nombreuses années la foi évangélique.

De manière assez curieuse, Ocampo mentionne que Gbagbo a deux épouses, s’éloignant une fois de plus de l’état-civil ivoirien, qui ne reconnaît que le mariage monogamique devant le maire. Quelle juridiction occidentale oserait dire que l’ancien président français François Mitterrand avait deux épouses, dont Anne Pingeot, connue de tous mais reléguée (à raison) dans la sphère privée ?

En réalité, Ocampo mentionne l’existence de Nadiana Bamba à côté de la prétendue religion catholique de Gbagbo pour envoyer un message subliminal aux juges de culture européenne… Mais au fond, ce n’est pas bien grave…

 

Ocampo dévoile un chiffre caché: celui des victimes des forces pro-Ouattara

Les observateurs attentifs de la crise ivoirienne et de l’attitude de l’ONUCI l’ont noté. Le 27 mars 2011, jour du lancement de l’offensive militaire généralisée lancée par Ouattara, l’armée française et l’ONUCI, Hamadoun Touré, alors porte-parole de l’ONUCI, affirmait que la crise post-électorale avait fait 510 morts dont des FDS. Puis, plus rien. Silence. La comptabilité macabre n’a plus eu d’intérêt. Au final, l’on a appris qu’il y avait eu en tout 3000 morts. Mais qui avait tué qui ? Brouillard. Mystère. C’est dans ce contexte qu’Alassane Ouattara, lors de son interview accordée à Alain Foka de RFI, a réussi le tour de bras d’attribuer les 3000 morts officiels à son rival. «Gbagbo a été le chef suprême des Armées et cette Armée a tué plus de 3000 personnes », a-t-il prétendu, insinuant au passage que ses hommes étaient blancs comme neige.

Dans sa verve accusatoire, Louis Moreno-Ocampo, qui charge au maximum l’accusé, laisse tout de même échapper une vérité. Les forces pro-Ouattara ont commis au moins deux fois plus de crimes que leurs adversaires. «Entre le 28 novembre 2010 et le 8 mai 2011, les forces pro-Gbagbo ont dirigé contre des civils pris pour des partisans de Ouattara des attaques durant lesquelles elles ont tué de 706 à 1059 personnes, en ont violé plus de 35, en ont arbitrairement arrêté au moins 520 et ont infligé à 90 personnes au moins de grandes souffrances et des atteintes graves à l’intégrité physique»,écrit-il. Si l’on s’en tient au bilan officiel des 3000 morts, cela signifie que les forces pro-Ouattara ont tué de 2294 à 1941 personnes.

Soit deux fois plus que les forces adverses et à un rythme autrement plus rapide. L’on ne peut passer ce constat par pertes et profits. Comment expliquer raisonnablement que les forces les plus meurtrières n’aient pas été inquiétées par la justice internationale alors qu’elles sont toujours sur le terrain, qu’elles ont été récompensées par leur chef et qu’elles continuent de commettre, en temps de «paix», de graves violations des droits de l’homme ? Plus fondamentalement, comment expliquer qu’il a fallu une «Politique» concertée et partant du sommet de la pyramide pour tuer une minorité de victimes tandis que la majorité des morts (ceux causés par les pro-Ouattara) seraient liés à des «dérapages», à des «vengeances isolées» et autres concepts déculpabilisants véhiculés par les lobbies internationaux qui veulent justifier l’injustifiable ?

 

Attaques «systématique»

Il est impérieux pour Ocampo de montrer que les crimes commis par les FDS dans le cadre de la résistance face aux assauts des FRCI étaient le fruit d’attaques «généralisées» et «systématiques». Ocampo met donc en relief un certain nombre de pics de violence  provenant des FDS. 12 morts en deux jours (les 28 et 29 novembre 2011), un mort le 1er décembre 2011, deux morts le 25 février… Selon Ocampo, le jour le plus meurtrier du «camp Gbagbo» a été le 22 mars 2011. Des miliciens auraient tué 37 personnes dans le village de Bédi-Goazon, dans un contexte de bataille sanglante pour le contrôle de la ville.

Le problème pour Ocampo – et pour Ouattara – est que selon la Croix-Rouge et Amnesty International, au moins 800 personnes ont été tuées en une seule journée à Duékoué quand les FRCI ont pris la ville. Des nombreuses sources indépendantes ont mis en lumière la récurrence des pratiques meurtrières des FRCI (incendies des villages, destruction des greniers, viols massifs, consultation des cartes d’identité et assassinats systématiques des membres mâles de l’ethnie Guéré…).

Ocampo relie Gbagbo aux exactions des FDS en disant qu’il était leur chef et qu’une chaîne de commandement existait. Ouattara était lui-même le chef des FRCI puisqu’il avait signé une «ordonnance» le 17 mars pour les constituer. Et il aurait été impossible de mettre en branle tous ces assauts sans une chaîne de commandement. Si le camp Gbagbo a distribué des armes à ses soldats, le camp Ouattara l’a fait aussi, en s’appuyant sur des pays voisins comme le Burkina Faso, si l’on en croit les experts chargés de la surveillance de l’embargo. Tout ce qui relève de la responsabilité politique vaut pour l’un comme pour l’autre camp. Pourquoi ce qui serait valable pour les uns ne le serait pas pour les autres, d’autant plus que ce sont ces autres qui ont déclaré la guerre et fait le plus de victimes ? Malaise.

 

Mensonge d’Ocampo sur le 16 décembre 2010

Les violations des droits de l’homme et exactions commises par les FDS étaient-elles des dérapages enregistrés dans le cadre d’un conflit armé aux fortes imbrications civilomilitaires ou des preuves d’une répression aveugle à caractère ethnico-religieux ? Tout le débat est là.

Et pour renforcer la seconde thèse, Ocampo n’hésite pas à travestir les faits. «Le 16 décembre, les partisans de Ouattara, tous des civils, se sont dirigés vers les locaux de la Radiodiffusion-télévision ivoirienne (RTI) pour introniser le nouveau directeur général de cette institution», écrit-il pour déplorer les violences commises par les FDS. Un retour aux dépêches de la presse française montre le caractère fallacieux de cette affirmation. 
«Combats meurtriers en Côte d’Ivoire», titrait par exemple le site de l’hebdomadaire français L’Express, peu suspect de gbagboïsme. «Entre 12h00 et 13h00, des tirs nourris à l’arme lourde ont été entendus dans plusieurs quartiers d’Abidjan. Près de l’hôtel servant de QG à Ouattara, des membres de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN, dont le chef Guillaume Soro est le Premier ministre de Ouattara) échangeaient en milieu de journée des tirs nourris avec des éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS), loyales à Gbagbo», poursuivait-il. Rappelons que les soldats des Forces nouvelles étaient conviés par Guillaume Soro à aller prendre, les armes à la main, la RTI – comme l’indique une vidéo abondamment diffusée. Le «tous des civils» d’Ocampo ne tient donc pas la route. Et il le sait.

 

Gbagbo, Simone et Blé Goudé accusés sur la base des confidences rénumérées de militaires félons

Comment impliquer directement le président Gbagbo dans des crimes de sang ? Il y a quelques mois, Human Rights Watch tentait de répondre à cette question en lui attribuant des propos imaginaires dans un rapport daté du 6 décembre 2011, comme l’a démontré Le Nouveau Courrier dans son édition du 7 décembre 2011.

Dans son document de notification des charges, Ocampo fait feu de tout bois sans grand succès. Ainsi, il assimile les propos relevant de l’expression d’une Résistance politique à toute épreuve, notamment ceux de Simone Gbagbo, à des propos incitant à violer les droits de l’homme. Les slogans comme «On gagne ou on gagne», par ailleurs également utilisés par une des animatrices de campagne de Ouattara – la chanteuse Antoinette Allany – sont instrumentalisés au-delà de toute honte par un Ocampo qui cherche visiblement avec peine à bâtir son argumentaire.

Les propos rapportés de soldats impliqués dans des exactions sont interprétés comme autant «d’ordres» de Gbagbo. Mais plus profondément, en filigrane, l’on se rend bien compte – en dépit de l’expurgation de leurs témoignages – que ce sont les confidences intéressées d’officiers et d’hommes en armes épargnés par le camp Ouattara et vivant grassement de ses subsides qui constituent la seule arme d’Ocampo dans son désir de crucifier le président Gbagbo. Ces témoignages complaisamment recueillis à Abidjan, en présence des actuelles autorités ivoiriennes, résisteront-ils à l’épreuve d’une éventuelle confrontation – si les avocats du président Gbagbo jouent cette carte-là ? L’avenir nous le dira.

Théophile Kouamouo



Côte d’Ivoire – France : Ouattara est désormais un poulet sans propriétaire !

Côte d’Ivoire - France : Ouattara est désormais un poulet sans propriétaire ! dans Actualité ADO-300x199Qui l’aurait cru ? Mais c’est fait. L’homme traîne trop de casseroles. La caravane de la mort qu’il trimbale depuis 2002 est devenue trop effrayante. Pour quiconque veut soigner son image, s’asseoir en compagnie de Ouattara pose désormais problème. C’est pourquoi la décision a été prise à l’Elysée, de livrer Ouattara entre les mains de son propre destin d’imposteur en Côte d’Ivoire. Et la confidence nous a été faite par le Politologue français, homme de Gauche et Spécialiste de la géostratégie française en Côte d’Ivoire, le Professeur  Michel Galy dans un document explosif, publié le mercredi 30 mai 2012 sur le site www. Lynxtogo.info .

  

De quoi s’agit-il ?

Premièrement, les informations données par Michel Galy doivent être considérées comme un message diplomatique envoyé par l’Elysée à Ouattara par personne interposée.

Deuxièmement, ce n’est point parce que la France chercherait à se dédire ou à se renier en Côte d’Ivoire, qu’elle prend sa nouvelle posture. Mais tout simplement, c’est parce que la France n’a pas d’autre choix que de tenter ce coup de poker de l’abandon de Ouattara, parce qu’elle tient à faire quelques affaires encore en Afrique et  particulièrement en Côte d’Ivoire pendant les actes de Ouattara achèvent de ternir son image.

Troisièmement, la France est plus que consciente que la Résistance Patriotique et Révolutionnaire née en Côte d’Ivoire ne fléchira jamais et que si elle s’obstine dans la voie du mépris fasciste, elle devra faire usage de la bombe atomique car face à notre détermination ni son Armée ni sa roublardise politico-diplomatique ne parviendront à réussir quelque nouvel exploit.

Cette mise au point faite, venons en aux événements futurs décidés à Paris et qui ont fait de Ouattara, un poulet sans propriétaire comme le dirait l’autre.

D’abord, la Gauche française au pouvoir se désolidarise de la Justice dite des vainqueurs qui n’est rien d’autre qu’une politique d’épuration ethnique et politique dont la finalité sera une révolte populaire qui fera des millions de morts et dont les plus grosses victimes seront ceux qui narguent et agressent le peuple ivoirien sur sa propre terre. Sur ce point, injonction sera faite à Ouattara de mettre fin à toutes les poursuites pénales et d’annuler tous les mandats d’arrêt internationaux. Une loi d’amnistie sera également exigée en faveur des exilés politiques. Et la Libération du Président GBAGBO fera partie des conditionnalités pour une réconciliation nationale entre Ivoiriens.

Ensuite, la Gauche française au pouvoir considère que la nouvelle et dernière mission de la Licorne et des mercenaires de l’ONUCI, sera la capture des Chefs de guerre Fofié Kouakou,  Shérif Ousmane, Dja Gao, Ben Laden et de quelques deux autres de leurs lieutenants qui se sont sans ambiguïté rendus coupables de façon continue de crimes contre l’humanité depuis 2002 à ce jour. A la tête de ces chefs de guerre, figure Soro Guillaume. Il sera capturé et mis à la disposition de la Justice internationale qui pourrait ne pas être la CPI.

Enfin, la France de François Hollande a compris que le RHDP, créé sur insistance de Nicolas Sarkozy, doit disparaître afin que le PDCI affaibli déjà par cette alliance avec des malfaiteurs renoue avec un comportement politique citoyen.

 

Voilà donc qui est très clair.

Mais pour la Résistance Patriotique et Révolutionnaire, la volonté de dénouer aujourd’hui ce qu’elle a noué hier n’engage que la France. Toutefois nous prenons acte des événements futurs qui sont exposés. Mais le moment venu, nous ferons une comptabilité analytique des actions criminelles conduites par la France en Côte d’Ivoire de 2002 à ce jour afin que rien ne passe en pertes et profits.

Aussi voudrions-nous envoyer le message suivant à la France repentante du bout des lèvres : elle peut et doit dénouer les mauvaises alliances qu’elle a passées avec des inconnus du peuple ivoirien en Côte d’Ivoire. Mais qu’elle garde à l’esprit qu’il appartient au peuple souverain de Côte d’Ivoire d’écrire sa propre histoire dorénavant.

A cette fin, les dignes fils de la Côte d’Ivoire notent qu’Alassane Ouattara qui n’a aucun lien de rattachement citoyen légal au pays de Laurent GBAGBO est devenu un poulet sans propriétaire désormais.  Et comme il y a un prix à payer pour chaque chose, que la France se tienne à l’écart lorsque des comptes vont être demandés à Dramane Ouattara dans les prochains. Cette posture est la seule alternative pour une France réconciliée avec elle-même sur le dossier ivoirien.

Michel Galy, ce Camarade de Gauche qui nous a fait l’amitié de partager avec nous, les confidences élyséennes sur le dossier ivoirien, et qui de surcroît est le spécialiste français de la Côte d’Ivoire, comprendra et interprétera le message que la Révolution Permanente envoie ainsi au camarade François Hollande.

Demain sera forcément un autre jour.
A Très bientôt.

Hassane Magued



Gbagbo a 67 ans aujourd’hui : Bon anniversaire, Mon Président !


Gbagbo a 67 ans aujourd’hui : Bon anniversaire, Mon Président ! dans Actualité gbagbo-anniversaire-300x300
Laurent Gbagbo a 67 ans aujourd’hui. L’ancien Chef de l’Etat ivoirien est né le mercredi 31 mai 1945 à Mama, dans la sous-préfecture d’Ouragahio, département de Gagnoa (centre-ouest de la Côte d’Ivoire). 

Cet anniversaire intervient alors qu’il est incarcéré à La Haye. Ce n’est pas le premier anniversaire d’un Laurent Gbagbo privé de liberté. L’an dernier, à cette même date, il séjournait dans une prison tenue secrète à Korhogo par le régime Ouattara. Les observateurs objectifs de la vie politique ivoirienne savent les vrais raisons de la déportation de Gbagbo à la Cpi. Ces raisons procèdent d’une machination contre un leader politique africain qui refuse de se plier aux injonctions de la Françafrique avide de piller les ressources du continent noir avec la complicité de dirigeants locaux aux ordres. 

C’est donc pour son combat en faveur d’une Afrique libre et démocratique que Laurent Gbagbo subit toute cette animosité. Ce combat lui avait valu également de croupir dans les geôles du pouvoir Houphouët-Boigny, figure importante de la Françafrique. C’est d’abord en tant que bouillant syndicaliste que les années 1970, Gbagbo sera incarcéré à Séguéla et à Bouaké. Avant d’être contraint à l’exil de 1982 à 1988. 

Il profite de cette période pour fonder, dans la clandestinité, un parti politique, le Front populaire ivoirien(Fpi). Le 18 février 1992, en sa qualité de secrétaire général de ce parti, et dans la logique de son combat pour la liberté et la démocratie, il est à la tête d’une marche de protestation pour réclamer que soient condamnés les auteurs d’une barbarie inouïe contre les étudiants de la cité universitaire de Yopougon en 1991. 

Le Premier ministre d’alors, Alassane Dramane Ouattara, le fait incarcérer ainsi que de nombreux autres démocrates, leaders syndicaux et défenseurs des droits humains. Simone Gbagbo et Michel Gbagbo figuraient parmi les prisonniers d’opinion. Ils furent tous libérés 6 mois après. Pour ce 67ème anniversaire de sa naissance, Laurent Gbagbo est encore une fois privé de sa liberté. La rédaction de Notre Voie lui dit joyeux anniversaire. 

Siméon Gnako 



Incongruités et Ridicules à la CPI : la bombe d’Ocampo n’est qu’un pétard mouillé !

Incongruités et Ridicules à la CPI : la bombe d’Ocampo n’est qu’un pétard mouillé ! dans Actualité ocampo1-300x220La Révolution Permanente a lu comme vous, l’acte dit d’accusation de GBAGBO Laurent brandi à la face du monde entier par le Procureur Ocampo. Nous en retenons deux messages, trois analyses stratégiques, une seule conclusion que voici. 

Le Premier message passé par Louis Ocampo 

Son document a été écrit de toute évidence par un collectif de militants du RDR. Il l’a tout juste récupéré et apposé l’entête de la CPI (Cour Pénale Internationale). Combien de millions de dollars a-t-il encaissé pour y apposer sa signature, seule des enquêtes sérieuses nous le dirons un jour. Mais de toute évidence, Ocampo nous fait l’amitié de nous passer un message : il n’a aucune charge contre le Président GBAGBO mais des clichés de mensonge et de rumeurs propagés par le RDR d’Alassane Ouattara. 

Ce n’est donc qu’un gros tas de mensonges, des faits inventés de toute pièce, des crimes fabriqués dans l’esprit tordu de ceux qui ont pondu ce document, qu’il est venu brandir en soutien à ces 20 années de calomnie et mensonge imposées aux Ivoiriens par Alassane Ouattara et les médias au service de la France. 

Le deuxième message passé par Ocampo est on ne peut plus clair. 

En quête de faits sensationnels, il ne s’est pas privé de faire des petites recherches sur Internet et de descendre dans les archives de la CPI pour ressortir les témoignages des victimes des crimes du génocide franco-onusien exécuté au Rwanda par les milices Hutu contre les Tutsi. Les faits décrits, les témoignages rapportés, les soi-disant victimes, sont une copie ridicule des procès verbaux d’auditions classifiées pour le Rwanda. Dès lors, le message que passe Ocampo au reste du monde est le suivant : il n’est pas un homme sérieux et il n’a fait que du faux grossier. 

Notre analyse stratégique. 

Il nous a fallu du courage et des poses de relaxation pour lire jusqu’au bout, ce document de la honte servi par Ocampo aux juges de la CPI. 

Notre première impression à la lecture de l’introduction de ce document est qu’aucun juge sérieux ne peut le lire deux fois. Mais le travail d’Ocampo est l’acte préparatoire pour parachever une entreprise de diabolisation, de liquidation physique et de mépris fasciste, vieille de plus de 10 ans, conduite en Côte d’Ivoire par la France, le Bloc impérialiste et les renégats appartenant au cercle d’ami d’Alassane Ouattara. Les juges de la CPI sont dans le rôle de Ponce Pilate, Laurent GBAGBO, dans le rôle de Jésus Christ, Louis Ocampo symbolise les Israélites et Ouattara est le Barabbas d’Abidjan. Que les accusations soient farfelues ou saugrenues, comme elles le sont si bien, le sort du Président GBAGBO sera scellé, s’il se comporte comme le Christ. Au lieu de se contenter de bonnes tournures de phrases, de faire acte de soumission messianique comme si sa liquidation physique apporterait quelque chose à l’Afrique, eh bien, qu’il se batte en lançant la contre-offensive à la fois contre Ocampo mais surtout contre Alassane Ouattara et sa bande de malfaiteurs. Dans tous les cas, il demeure le Président en exercice de la Côte d’Ivoire et sa déportation n’y change rien. 

C’est pourquoi notre seconde réaction est qu’il faut préparer une plainte pour faux en écriture publique et falsification de faits et témoignages contre le très sulfureux Ocampo. Les Juristes nous ont dit que lorsqu’un individu te dénonce en Justice, tu peux l’attaquer « reconventionnellement ». L’incongruité manifeste qui caractérise l’acte d’accusation d’Ocampo doit donc être dénoncée par voie de plainte judiciaire déposée en Argentine contre ce fonctionnaire onusien corrompu d’origine argentine. Nous recommandons le Mexique car la CPI ne fait pas partie des Juridictions que nous reconnaissons dans le monde. Elle est tout sauf une cour de Justice. 

Notre troisième avis qui prend la forme d’une recommandation est qu’il faut commencer dès aujourd’hui à organiser des conférences d’explication sur les graves incongruités et le caractère très peu sérieux de l’acte d’accusation d’Ocampo. Cela veut dire qu’il ne faut pas se contenter de dire que c’est faux, ce n’est pas sérieux, c’est un mensonge grotesque et stupide. Non. Il faut communiquer très abondamment sur ce document faux et réclamer des poursuites judicaires contre ce fonctionnaire corrompu en exigeant que son immunité diplomatique ou son inamovibilité en tant que Magistrat soient levées. 

Cela implique aussi qu’il y ait appel national à témoin et que les gens du Nord qui ont encore le sens de l’honneur, témoignent pour dénoncer publiquement les mensonges colportés par Ocampo pour les exposer à la révolte des autres, car ce Ocampo, après touché ses nombreux pots de vin, ne remettra plus les pieds en Côte d’Ivoire pendant que les fils du Nord eux, seront obligés d’y rester encore au milieu des autres. 

Mais il ne faut pas s’arrêter à ces trois impressions et avis. Il faut faire mieux. Outre l’exception d’incompétence soulevée par les Avocats du Président GBAGBO, il faut déclencher la contestation citoyenne contre tous ces serviteurs du mensonge qui pour des intérêts matériels personnels, sont en train de compromettre à jamais l’Unité Nationale en Côte d’Ivoire. 

Ce sera alors le lieu d’exiger que soient punis, les vrais criminels laissés de côtés pour juger les innocents, exactement comme les Israélites l’ont fait avec Barabbas, en faisant condamner un innocent à sa place. 

Comme cela se voit, la bombe soi-disant d’Ocampo contre le Président GBAGBO est un pétard mouillé. Mas il faut le mouiller davantage en y déversant l’eau bénite de la Vérité. Et cela passe par une dénonciation internationale de ce document ridicule, mais aussi et surtout par un vaste mouvement citoyen qui reste au final, le seul gage pour un retour à l’Etat de droit et à la Nation ivoirienne. 

A Très bientôt. 

Hassane Magued 



Situation sociopolitique en Côte d’Ivoire: Ce que la gauche française demande à Ouattara

Situation sociopolitique en Côte d’Ivoire: Ce que la gauche française demande à Ouattara dans Actualité galy-m-199x300Les temps ont changé. Il y a un avant et un après 6 mai, et un nouveau Président français, une nouvelle gauche, qui ont d’autres interprétations, d’autres analyses de la politique étrangère, de l’Afrique, et de la Cote d’Ivoire. Et d’autres demandes. Et de cette gauche plurielle, de ce gouvernement d’union, certaines de ces demandes ne peuvent être présentées par le canal diplomatique classique, ni par des missi dominici- ces envoyés très spéciaux des Princes qui nous gouvernent. Ces analyses, ces demandes- en attendant plus- s’expriment pourtant «off», à Paris, dans divers lieux du nouveau pouvoir : Élysée, ministères, partis…mais aussi médias. Et c’est aussi, avant le temps du pouvoir réel, le moment de « faire passer des messages» indirects, tant aux réseaux français qu’aux responsables étrangers -ivoiriens par exemple ! Dans la période de transition entre présidentielle et législatives, le pouvoir ouattariste n’a-t-il pas tout intérêt à présenter une meilleure image, en termes de droits de l’Homme, de gouvernance, et de dialogue avec l’opposition ? Les critères ont changé. La soumission, la reproduction, le mimétisme envers l’ordre sarkosyste ne sont plus estimés à Paris comme un gage de longévité, mais comme une cause de disgrâce.

 

En finir avec les atteintes aux droits de l’homme

A quoi pourrait donc ressembler ces mesures franco- ivoiriennes d’un nouveau type, qui prendraient bien évidement le contre pied de la gouvernance du régime précédent ? Tout d’abord, il semble que les hiérarchies de valeur hollandaises n’apprécient guère les atteintes aux droits de l’homme, la maltraitance des opposants, ou la répression des médias, toutes exactions quotidiennes menées évidement hors de tout cadre juridique. A l’inverse, une libération rapide de tous les opposants politiques, incarcérés sans jugements ou sous les charges baroques d’une « victoire de vainqueurs » est bien un préalable à un nouveau dialogue, intérieur et extérieur. A plus forte raison pour le citoyen français Michel Gbagbo, incarcéré quoiqu’on en dise pour ses liens de parenté, et en faveur duquel une campagne d’opinion a déjà commencé ; si sa libération n’intervenait pas très rapidement, et si son maintien en détention, alors qu’il est hospitalisé à cause de ses déplorables conditions de détention et sa santé fragilisée, le nouveau pouvoir de Paris pourrait se sentir très concerné, et ses pressions se feraient très vives. Ensuite, tout le gouvernement précédant, à commencer par le Premier Ministre Aké N’Gbo Gilbert, et Affi N’ Guessan, président du FPI ; mais aussi Simone Gbagbo et les dizaines de responsables qui ont été arrêtés, torturés ou maltraités, et incarcérés dans les Goulags du pays Dioula. Nul doute que leur libération serait un signe d’apaisement vivement apprécié à Paris. Par ailleurs, les mesures mesquines visant à bloquer en dehors de toute légalité les comptes bancaires et de suspendre les traitements devraient être abolis et les arrières versés pour mettre fin à la mort civile de centaines de familles. De même la liberté de manifester, de publier et de s’opposer au pouvoir sont des droits inaliénables en démocratie ; il est à penser que les critiques des ONG spécialisées telles Amnesty International ou la FIDH pour les droits de l’homme, Reporters sans frontières pour la presse (et les suspensions de journaux d’opposition!) vont s’accentuer et trouver un écho vigilant dans les ministères d’un gouvernement socialiste qui fera des libertés, la condition de toute aide. Bien évidement le retour d’une bonne centaine de milliers d’ivoiriens exilés au Liberia et au Ghana s’impose et l’amnistie des opposants politiques semble à Paris, une condition à une vraie réconciliation – à condition que comme un gage d’apaisement toute inculpation entre eux soient levée et que les destructions de leurs biens par les milices pro-Ouattara soient financièrement compensées.

 

L’armée française change de rôle : De la réserve au retrait ?

Au-delà de la langue de bois franco-onusienne et de l’habillage juridique de l’intervention d’avril, tous les observateurs savent que c’est bien le pouvoir sarkosyste qui a décidé, par la diplomatie et les sanctions économiques, puis par l’aide aux Frci et in fine par une action militaire directe, de la conclusion de la « crise postélectorale ». Mais inversement, des signes du pouvoir socialiste et des missions en cours de l’Onu-qui de la même manière que précédemment déterminent les relations internationales autour de la Côte d’ivoire, et en particulier le rôle de l’Onuci, ne trompent pas : l’heure est à une redéfinition du rôle de deux corps expéditionnaires, précédant leur retrait. Il s’agit d’un processus, présenté dans un premier temps comme technique, avec des considérations géopolitiques ; d’autres théâtres de conflits attendent les forces onusiennes, par nature transitoires : en particulier le Nord Mali et Bamako dans la sous région, mais aussi le Liberia ou la Guinée Bissau.

 

Une Justice à double tranchant ?

De même la langue diplomatique sert à l’habillage des décisions déjà prises à Paris pour faire passer le retrait à venir : le Président français a beau dire qu’il attendra en Côte d’Ivoire «la demande du gouvernement ivoirien» pour ce retrait alors qu’ il a plus récemment précisé pour l’Afghanistan que le rapatriement des troupes françaises est «un acte de souveraineté non négociable»… Une mesure immédiate et un avertissement de l’évolution à venir est certainement la fin de coopérants français néocoloniaux, militaires ou civils trop compromis avec le régime Ouattara , trop visibles et politiquement très critiqués par l’opposition ivoirienne et les partis de gauche français ; de même la redéfinition discrète mais rapide de la mission de la Force Licorne devrait lui interdire une présence ostentatoire et une complicité dans la répression des opposants, comme aux pires jours d’avril 2011. Son renfermement, encasernement et neutralisation, sa mission réduite à la protection/exfiltration éventuelles de la communauté française préfigure, en effet, son retrait définitif. Considérant que les milices ethno-tribales, dites FRCI, sont les responsables, depuis 13 mois de nombreuses atteintes aux droits de l’homme (aussi graves que des meurtres répétés de civils, viols, rackets, violences continues) sur les populations du Sud et dans Abidjan, leur dissolution s’impose pour les responsables de la gauche française -ainsi que leur intégration, pour ceux qui n’ont pas commis de crimes de sang, dans une armée nationale réarmée- de même que la gendarmerie et la police. La purge, arrestation ou neutralisation des éléments FRCI et autres dozos, les plus compromis dans les exactions, pourrait être d’ailleurs la dernière « mission de paix » de la Licorne et Onuci, avant leur départ, faisant certainement l’unanimité à l’extérieur comme à l’intérieur du pays.

Quant à la justice, la pression va rapidement s’accentuer. Ne serait ce qu’avec l’échéance du 18 juin : la CPI déjà largement discréditée devant l’impression internationale et particulièrement africaine pour sa partialité ne peut donner cette image lors du procès de Laurent Gbagbo. Sous pression française(Christiane Taubira, la nouvelle Garde des Sceaux, pourrait défaire auprès de la Cour de La Haye, le travail du ministre sarkosyste Mercier), la CPI pourrait inculper d’importants représentants du camp Ouattara, responsables de crimes de guerre ou d’actes de génocide comme à Duekoué . D’après les rumeurs parisiennes, une version a minima concerneraient les fameux « com-zone », chefs dozos et « commandants » FRCI coupables de crimes de sang, en brousse comme à Abidjan, qui sont déjà identifiés ; des décisions a maxima concerneraient des politiques plus importants, responsables en amont, comme Guillaume Soro ; aller plus loin serait un des enjeux de la négociation franco-ivoirienne. En effet, s’appuyant sur le départ du procureur Ocampo particulièrement proche du régime Ouattara et remplacé par Fatima Bensouda, la juge Sylvia Fernandez de Gurmendi pourrait disqualifier des charges montées hâtivement et trouver des alternatives à l’incarcération et au procès, pour permettre à l’illustre détenu de la Haye de participer à une issue pacifique de la crise- sur l’exemple de la réintégrationd’Henri Konan Bédié dans le jeu politique. A propos de ce dernier, le RHDP forgé de toute pièce par la diplomatie de la droite française pourrait alors se dissoudre et le PDCI incité à favoriser une issue consensuelle si ce n’est à renverser les alliances : du moins ces perspectives semblent vues de Paris comme un levier de négociations à venir.

Ce qui n’exclut pas des procédures ivoiriennes ou internationales contre les acteurs de génocide, crime exclu de toute amnistie, et imprescriptible ; ni la mise en cause des soldats des deux corps expéditionnaires, s’il s’avérait qu’ils ont participé à des massacres de civils dans Abidjan, ou les avoir laissé faire en obéissant à des ordres illégaux et contraires à l’honneur militaire. La justice internationale peut donc se retourner et devenir une épée de Damoclès brandie par le nouveau gouvernement français et la gauche française ; mais comme la dissuasion, cette voie n’est pas obligatoire : grâce à elle les demandes de changement radical ne se transforment pas toujours en exigences ou en conditions… Et que ceux qui se tranquilliseraient trop vite de la présence de Laurent Fabius et d’une certaine mafia françafricaine au Quai d’Orsay ou dans des médias comme RFI ne se réjouissent pas trop vite : là aussi des ajustements vont se produire, notamment après les législatives et la montée en puissance du Front de gauche de Jean Luc Mélenchon. Et de toute manière, la politique étrangère française est bien le domaine réservé du Président Hollande : elle se décide à l’Élysée.

 

Michel Galy, Politologue, anthropologue, professeur de géopolitique à l’Ileri (Institut des relations internationales, Paris-France)



12345...15

Influençons le monde |
mbaar |
GFS Transport |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Tribulations d'un bloggeur
| beautyworld
| David FOKA (ACMR)