Nous avons un message pour Ouattara !

 

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La cote d'ivoire, pays de DIEU

Il dit être porteur d’un projet de rattrapage ethnique. Le drame, c’est que celui qui en parle n’appartient à aucune des 60 ethnies de Côte d’Ivoire. La chose la plus cynique, c’est que les média français, malgré le souvenir récent du Rwanda, préfèrent s’inscrire dans le rôle de Radio Mille Collines. Le plus révoltant, c’est que c’est fait à dessein : ils ont menti au monde entier en inventant un conflit entre les ethnies du Nord de la Côte d’Ivoire et celles du Sud, il faut qu’ils continuent dans l’intox et la manipulation pour obtenir ce conflit et transformer leur mensonge en vérité. 
Mais chose pitoyable, c’est qu’aucun fils du Nord ne lève le petit doigt pour dénoncer la manipulation de l’étincelle ethnique par Ouattara dans une Côte d’Ivoire à la croisée des chemins. 

Pourquoi tant de cynisme ? Pourquoi chercher contre vents et marrées à provoquer une guerre civile en Côte d’Ivoire ? Pourquoi les organisations dites de défense des droits de l’homme ferment-elles les yeux sur ce jeu dangereux auquel s’adonne Ouattara dans une Côte d’Ivoire qui lui a pourtant tout donné ? Pourquoi cet homme veut-il que les autres Ivoiriens fondent sur leurs frères du Nord pour tout simplement confirmer des thèses élaborées dans les obédiences maçonniques afin se donner raison a posteriori devant l’histoire ? 

Ouattara ose dire que les gens du Nord représenteraient 40% de la population ivoirienne et qu’elles n’étaient cependant pas promues à des hauts postes et qu’il était venu comme Don Quichotte, redresser ce tort ! Et personne au Nord, originaire du Nord, ne lève la voix pour dire : mais arrête enfin !!!! 

Devrais-je être triste ? Devrions-nous nous révolter ? Dois-je faire mieux que crier mon indignation qui est également vôtre et absolument notre indignation? Est-il besoin de citer Laurent Dona Fologo (ex Président du Conseil Economique et Social), Mamadou Koulibaly (ex Président de l’Assemblée nationale), le Doyen Youssouf Koné (Grand Chancelier), Youssouf Bakayoko (Président de la CEI), le Général Ouattara Thomas d’Aquin, le Général de Division Gaston Houassenan Koné, Gervais Coulibaly, Bouaké Fofana, l’Amiral Lamine Fadiga, tous ces hauts cadres Ministres ou Directeur Généraux de la grande famille Gon, etc. etc. etc. ? 

Est-il important de dire au reste du monde que selon les chiffres de l’Institut National de la Statistique (INS) datés du recensement général de la population de 1998, sur une population de 15 millions d’habitants, tous les groupes ethniques du Nord totalisent un effectif de 3.868.635 soit 19.34% de la population et que sur cet effectif, les Dioulas ne représentent que 505.764 soit 03.37% de la population (chiffres extraits d’une récente mise au point du Dr DON MELLO relative aux élections de la honte du 11 décembre 2011) ; est-il nécessaire ? 

Oui et non. Oui parce que cette goûte d’eau de la manipulation ethnique promue par Ouattara, fait déborder le vase. Oui parce que trop, c’est trop ! Non, parce que ce qu’un homme sème, il finit un jour par le récolter. 

Après avoir manipulé la neutralité religieuse pour en faire un instrument de soutien politique et une bombe à retardement ; après avoir instrumentalisé les peuples du Nord pour obtenir des exclus imaginaires et transformé la jeunesse de cette région en conglomérat de tueurs ; il est assis au pouvoir sur un faux trône, la tête dans les nuées en quête d’inspirations criminelles, les pieds trempés dans le sang de 20 000 civils ivoiriens. 

Il a promis mille et une merveilles. Mais il n’a que du bitume de 0,5 millimètre d’épaisseur avec une durée de vie de 6 mois pour tacheter les chaussées ivoiriennes. Rien que du faux. Tous les jours. Il se faisait appeler aussi  » ADO Solution », mais il n’a aucune solution ; il ne sait même pas comment les Ivoiriens se comportent ni de quoi ont-ils besoin. Alors, il recherche la confrontation interethnique, juste pour avoir de la matière première pour son industrie de la mort. Et le rattrapage ethnique est le filtre envoûtant sorti de son laboratoire luciférien pour les politiciens français qui l’y aident. 

Comme un extraterrestre, il ne comprend rien aux choses simples qui font la beauté de la vie sur les terres ivoiriennes. Les choses comme l’amour citoyen, la tolérance fraternelle, le pardon mutuel, les alliances à plaisanterie, l’exception ivoirienne qui fait que partout où l’Ivoirien va en Afrique, les autres Africains savent qu’il est un Ivoirien. Ces choses, Ouattara ne les connaît pas et ne les connaîtra jamais, car pour lui, la Côte d’Ivoire est comme un marché noir où divers groupes mafieux doivent s’affronter pour en avoir le contrôle. 

Alors, il use de toutes ses armes favorites. Manipulation religieuse ; manipulation de l’orgueil tribal ou ethnique ; jeu de la haine. Mensonge. Oui, il ment partout et n’importe comment. Parce qu’il lui faut une guerre civile. Il lui faut la chienlit. Il est comme une bactérie. Il ne prospère que dans les environnements infestes. Or avec le rattrapage ethnique, la chasse aux autres ethnies, la dictature d’une minorité, la destruction des emplois et la privation de ressources qui l’accompagnent sont des gages pour aboutir à très court terme à une guerre civile qui décimera une grande partie des gens du Nord et provoquera des exodes massifs vers le Mali, le Burkina Faso et la Guinée. 

Pour la plupart d’entre ces futurs exilés, ce sera un retour au pays natal. Mais pour les frères Sénoufo, Koyaka, Djiminy, Tagbana et autres, ce sera le cri de désespoir et un véritable exil dans la douleur qui surviendront dans une atmosphère apocalyptique. 

Mais Ouattara s’en fout des conséquences de son égarement politique digne d’un apatride. Avec une guerre civile, il pourra atteindre le point culminant de ses ambitions : créer une fracture irréparable entre le Nord et les autres régions de la Côte d’Ivoire, pour justifier son aventure ivoirienne. Quelle méchanceté !!! 

C’est pourquoi je voudrais insister de nouveau : il faut déjouer le piège ethnique ! 

Nous allons initier des actions de terrain contre ce régime ethno génocidaire importé en Côte d’Ivoire et le chasser par tous les moyens qui s’offrent à nous. Mais sur le théâtre des opérations, nos seuls ennemis sont et doivent rester ceux qui s’inviteront sur le champ de bataille. Tous les autres, terrés dans leurs logis, traumatisés par les bruits jamais entendus qui seront servis à l’ennemi, sont et devront être traités comme des frères à protéger. 

Alors, criez à Ouattara que les Ivoiriens ne s’entretueront pas ! Criez-lui qu’il n’y aura pas de guerre civile ! Que les frères du Nord ne seront jamais une cible de notre Révolution ! Car nous savons que le Mossi qu’il est ne représente pas nos frères Sénoufo, Tagbana, Djiminy, etc. Mais il représente les intérêts des français et des autres voleurs qui se sont associés à eux pour piller notre Côte d’Ivoire. 

Pour nous, le rattrapage ethnique, ce sera regrouper les 60 ethnies de la Côte d’Ivoire autour d’un même idéal : la Révolution économique et sociale, l’Unité nationale vraie, une Nation forte et respectée. 

Nous sommes des bons bergers. Et un bon berger ne laisse pas ses brebis se disperser. Il ne laisse non plus l’ennemi disperser les troupeaux qui sont sous sa garde. Notre devoir est de protéger notre peuple de l’appétit vorace et immoral des prédateurs. C’est pourquoi nous mettrons tout en œuvre pour regrouper les 60 ethnies de la Côte d’Ivoire afin de former une Nation Unie, libre, prospère et respectée. 

Allez donc dire à Ouattara qu’il vient d’échouer encore une fois ! 

Le sang des Ivoiriens ne servira plus sa cause, la cause des prédateurs qui l’ont fait. Cette fois-ci, c’est sur son propre sang et celui de ses alliés qu’il doit compter pour son dernier sacrifice humain ! Allez-y et portez-lui ce message ! 

A Très bientôt. 
Hassane Magued 



Cardinal Christian Tumi, Archevêque de Douala, sur RFI le 30 Janvier 2012: « C’est Gbagbo qui a gagné les élections en Côte d’Ivoire »

Cardinal Christian Tumi, Archevêque de Douala, sur RFI le 30 Janvier 2012: « C’est Gbagbo qui a gagné les élections en Côte d’Ivoire » dans Actualité cardinal-christian-Tumi-300x166

Cardinal Christian Tumi

L’archevêque de Douala, le Cardinal Christian Tumi, a pris fait et cause pour l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, après la crise postélectorale qui a tourné à la guerre. Dans une interview accordée à Rfi et diffusée sur le site internet de cette radio hier 30 janvier 2012, le prélat s’est prononcé sur la crise postélectorale.

Il condamne l’intervention militaire de la France et des Nations Unies en Côte d’Ivoire. «Je ne suis pas d’accord avec ce que la France et l’ONU ont fait en Côte d’Ivoire», proteste l’archevêque de Douala. Sa position, explique-t-il, se fonde sur les dires d’un évêque ivoirien qui lui a fait savoir que c’est l’ancien chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, qui a remporté la présidentielle de novembre 2010. «J’ai posé une question à un évêque là-bas: «Qui a gagné les élections chez vous ?». Il m’a dit, sans hésitation, «c’est Gbagbo». Maintenant, il est à la Haye. C’est pénible pour l’Afrique à mon avis», soutient le prélat, qui dit être opposé au transfèrement de Gbagbo à La Haye.

 

A la question de savoir s’il n’a pas apprécié cela, l’homme de Dieu a été sans équivoque: «Non, pas du tout. Il fallait qu’il soit jugé dans son pays, pourquoi à la Haye ? Le camp international a déjà pris position contre lui !». Connu pour son franc-parler sur la scène politique camerounaise, l’archevêque de Douala doute de la position de l’Onu, selon laquelle Alassane Ouattara a gagné la présidentielle de novembre 2010. «Oui, oui, mais on ne sait pas pourquoi ils disent ça. Il fallait qu’ils laissent les Ivoiriens résoudre leurs problèmes. Je crois que quand l’extérieur intervient, il aggrave les choses en donnant les armes», fulmine le Cardinal Tumi. Le prélat vient de publier un ouvrage intitulé «Ma foi: un Cameroun à remettre à neuf» ; livre dont la sortie a servi de prétexte à cette interview réalisée par Christophe Boisbouvier.

Figure emblématique de l’église catholique au Cameroun, l’archevêque de Douala est connu pour ses prises de position dérangeantes sur toutes les questions touchant à la politique dans son pays.
A.N.

Source : L’inter

 

 



France- Afrique : Attention ! Hollande doit s’attendre à une guerre de libération !

 

France- Afrique : Attention ! Hollande doit s’attendre à une guerre de libération ! dans Actualité hollande_0-300x166Rassurez-vous. Ce n’est pas d’un esprit va-t-en guerre que cela se dit. François Hollande est pressenti pour être Président de France. Il sera élu pour protéger les intérêts français. Alors arrêtez votre histoire de Rolande, que dis-je, Hollande !! 

En clair, qu’est-ce que l’élection de François Hollande signifierait pour l’Afrique ? 

Pour répondre à cette question, je voudrais qu’on vide ici et maintenant, les rêveries auquel les uns et les autres s’adonnent. 

Attention ! Hollande ne sera pas Rolande ! 

Ce n’est pas une allusion malveillante. Cela signifie tout simplement que Monsieur François Hollande dirigera la France contre l’Afrique comme Sarkozy le fait et peut-être pire que Sarkozy. Il ne sera donc pas la tendre « Rolande » que vous espérez voir, bonne maman, bonne mère de famille, compatissante vis-à-vis d’une Afrique agressée et méprisée. Non ! Il ne s’agira pas cela. 

Sous Monsieur Hollande, la France descendra de plusieurs pas un peu plus bas, vers le djebel. Il faudra alors essorer davantage l’Afrique pour sauver les caisses du Trésor français, régler les problèmes de réserves de devises, éviter de perdre un autre « A », sauver la sécurité sociale, réduire le nombre d’Africains qui bénéficient de la sécurité sociale au détriment des Français bon teint, etc. etc. 

Alors, que le Hongrois parte ou pas, ça restera blanc bonnet – bonnet blanc. 

Pour la Politique française en Afrique, c’est avec des pattes cassées et la queue entre les jambes que la France prendra conscience qu’il faut traiter d’égal à égal avec la nouvelle Afrique. 

Ce ne sera jamais de bon gré, par un jeu simple d’alternance politique, que le Français cessera de regarder l’Afrique avec l’eau à la bouche, comme un lion regarde une gazelle en hallucinant. 

Ce qu’il faut espérer de François Hollande est donc tout à fait simple. 

Simple pour la France. Simple pour l’Afrique. C’est d’abandonner le complexe du maître à penser, du maître du monde, du propriétaire blanc, du maître gaulois, …, c’est d’abandonner l’orgueil français de vouloir prendre en Afrique sans donner d’explications. Au fait, c’est d’être habité par un esprit d’humilité et de sagesse qui commande que : quand on n’a plus grand-chose, on le joue humblement car la main qui reçoit est celle qui est en dessous. Très simple. Mais très porteur pour l’avenir de la France en France et en Afrique. 

Mais tous les êtres de la même espèce crient de la même façon. 

Donc, il ne faut rien attendre de François Hollande. Non seulement, il ne faut pas rêver qu’il sera Françoise Rolande. Mais mieux, il ne faut pas espérer qu’il renoncera au projet de pillage de l’Afrique par la force, le mépris fasciste, le massacre de civils, le mensonge comme principe diplomatique. 

C’est pourquoi dès à présent, je m’efforce de le sensibiliser ! 

S’il y a de l’Africain à casser, il y aussi du Français à casser. S’il y a une volonté de confrontation violente en vue de poursuivre ce qui a cours en Côte d’Ivoire, il faut être rassuré qu’il y a plus qu’une volonté et les moyens mobilisés pour y mettre fin de la façon la plus inimaginable qui soit. Car en ce moment même où je mets sous presse cet Article 196ème de la Révolution Permanente, les dignes fils de l’Afrique sont plus que prêts à en finir une bonne fois pour toute avec cette France qui n’a aucun respect pour nos richesses, notre héritage commun, nos libertés, notre souveraineté, nos lois, nos vies, notre être, notre dignité d’être humain. 

S’il le faut, si la leçon ivoirienne qui sera donnée très bientôt n’assagit pas la France, que Monsieur François Hollande sache que son mandant de 5 ans sera consacré à gérer une guerre de libération généralisée en Afrique ! 

Car plus jamais, notre génération et celles à venir n’accepteront que la France nous dénie notre droit légitime et divin à la libre disposition de nos richesses ! 

Ce n’est pas notre faute si la France n’a aucune richesse dans son sous-sol ! 

A Très bientôt. 
Hassane Magued 

 

 



Visite à Paris: Ouattara négocie le tansfèrement de Soro

Visite à Paris: Ouattara négocie le tansfèrement de Soro dans Actualité Ouattara-à-Paris1-300x166

Ouattara à Paris chez son patron sarkozy

La descente aux enfers de «l’enfant terrible» de l’exrébellion ivoirienne s’amorce, lentement mais sûrement. Son transfèrement à la Cour pénale internationale (Cpi) est désormais acquis et ne devrait plus être qu’une question de temps. Et c’est pour régler les «détails pratiques» de cette opération que Ouattara s’est envolé depuis le mercredi 25 janvier 2012 pour la France où il doit discuter de la réalisation de ce projet. Cette visite de 3 jours à Paris n’a, en fait, d’autre but que ce sujet «sensible», entre autres consignes que le nouvel occupant du palais d’Abidjan doit prendre auprès de Sarkozy.

Elle intervient après le séjour de la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire. L’émissaire de la Maison Blanche était, l’on s’en souvient, venue signifier à Ouattara que : «Les Etats-Unis souhaitent que Guillaume Soro et tous les proches du pouvoir qui auraient pu commettre des crimes et des exactions en Côte d’Ivoire comparaissent devant la Cour pénale internationale, même en qualité de simples témoins», a rapporté le confrère Jeune Afrique qui tenait ces propos d’une source américaine. D’où la pression qui pèse sur les épaules déjà endolorie d’un Ouattara croulant sous le poids des difficultés économiques et politiques pour lesquelles il n’a pas de «solutions».

Les échanges entre Sarkozy et le pouvoir délégué d’Abidjan devraient porter sur la date, les chefs d’accusation à invoquer, les modalités du transfèrement et ainsi que la période des auditions par les juges. Car, si Hillary Clinton a voulu prendre des gants, de façon très diplomatique, pour ménager les susceptibilités en disant que Soro pourrait n’être qu’un «simple témoin», il est évident que lorsqu’on est suspecté de crimes et d’exactions, on ne comparait pas «en qualité de simple témoin» mais comme un accusé qui encourt une condamnation. Il va sans dire qu’Obama, à la veille de la présidentielle aux Usa, ne veut pas que ses adversaires retournent son rôle dans la crise ivoirienne contre lui. Il faut donc faire le ménage. Mais l’affaire est délicate.

Soro : une bombe qui peut exploser à la figure de Ouattara

Car livrer Guillaume Soro à la Cpi n’est pas une banale opération de routine pour les comploteurs. Même quand on a installé, parrainé puis appuyé militairement une rébellion pendant 10 ans et qu’on pense à juste titre avoir les moyens de la maîtriser, la décapitation aussi brutale d’un mouvement armée reste une manoeuvre très risquée. Surtout quand cette rébellion constitue l’ossature et la substance même du pouvoir qui a été installé à la suite du complot. Car, Soro et les proches du pouvoir dont parlent les Usa, pour ne pas dire les Com’Zones et autres chefs ou seigneurs de guerre devenus des officiers dans la «nouvelle Armée» hybride et difforme de Ouattara, n’ont guère l’intention de se laisser embarquer aussi facilement pour la Haye. ni l’actuel Premier ministre, chef déclaré du Mouvement (rebelle) patriotique de Côte d’Ivoire (Mpci) devenu les «Forces nouvelles » dont il est le secrétaire général, ni ses hommes n’ont l’intention de moisir au frais, dans une cellule à la Cpi, alors que le moment est venu pour eux de profiter des douces joies du pouvoir, après 10 années de rébellion et de sacrifices pour porter Ouattara sur le trône. Sur ce point, Soro et les autres probables boucs émissaires sont clairs.

«Je ne suis pas un simple Premier ministre et député, mais j’ai une armée derrière moi», aurait déclaré en privé le chef de la rébellion, agacé par la tournure que prennent les choses. Cette mise en garde à peine voilée du filleul au mentor signifie que les l’ex-rébellion des Forces nouvelles devenue Frci pourrait en découdre avec Ouattara, dès que le processus de transfèrement des moutons du sacrifice sera enclenché. On sait qu’entre l’occupant du palais logé à Abidjan et les chefs de guerre de Soro retranché prudemment dans les zones sous leur contrôle, c’est la veillée d’armes depuis plusieurs mois.

Même si personne n’ose pour l’instant mettre le pied dans le plat de la discorde, la confiance, selon des sources proches de la Primature, est définitivement rompue entre le pouvoir civil et son bras armé. On sait que Ouattara et son chef de gouvernement sont en froid. Le second accuse le premier d’«ingratitude ». Mais le premier n’a pas d’état d’âme. En fait, il n’a pas le choix. Face à la pression de ses alliés extérieurs, il ne peut que s’exécuter. Dans un contexte où l’opinion internationale s’est retournée contre lui en ce qui concerne les «responsabilités des deux camps» dans les crimes commis en Côte d’Ivoire depuis 2002, il ne peut plus empêcher son camp de comparaître. S’il veut sauver sa tête à lui, il est obligé de livrer ses filleuls. De ce fait, Ouattara doit pouvoir noircir Soro pour justifier son arrestation prochaine. Il nous revient que le rdr aurait, dans les coulisses, attribué à Soro la responsabilité de l’attaque contre le meeting du Fip qui a fait 2 morts et plusieurs dizaines de blessés chez les partisans de Laurent Gbagbo, le samedi 21 janvier 2012, à la Place Ficgayo à Yopougon. En sourdine, le Premier ministre serait présenté comme le «premier responsable» de ce dérapage, en tant que chef du gouvernement. De toutes les façons, Il y a longtemps que Ouattara a désavoué son Premier ministre pour son «échec au plan sécuritaire». Mais en vérité, le mentor du rdr reproche à Soro de n’avoir pas été en mesure de maîtriser la rébellion qui lui a été confiée en 2002, après l’arrestation de Laurent Gbagbo par l’armée française, le lundi 11 avril 2012. Car, ce sont les exrebelles, rebaptisés force pro Ouattara puis Frci, qui ont donné mauvaise réputation à son régime.

En commettant les génocides, les massacres, les assassinats et les exactions qui lui pendront toute sa vie au pied, comme un boulet. Qui plus est, confronté à la révolte des Frci qui se sentent aujourd’hui trahies et humiliées par leurs «employeurs», Ouattara n’accepte pas que Soro laisse son propre montre se dresser contre lui, au moment où il est installé au pouvoir. Pour lui, c’est une défiance de la part de ses filleuls.

La Licorne pour «mater définitivement» la rébellion

Mais Ouattara peut élaborer ses plans et trouver des raisons de les jeter en prison après s’être servi d’eux, les seigneurs de guerre ne s’en laissent pas compter pour autant. Ils se disent sereins et ont promis un accueil particulièrement chaleureux à ceux qui viendront les chercher sur le terrain. Ils n’ont pas oublié ce qui est arrivé à Ib et les moments difficiles que vit actuellement Wattao, suspecté de sympathie avec l’ancien régime.

Soro lui-même pourrait « se retirer », dans les jours qui viennent, à Bouaké, pour voir venir les choses. C’est dire que le clash est imminent. Mais qui désarmera Soro et ses ex-rebelles pour les arrêter avant de les transférer à la Cpi ? On connaît la situation dans laquelle Ouattara a mis l’armée régulière.

En disgrâce parce que soupçonnée d’être restée pro-Gbagbo, elle a été traquée, démembrée et désarmée pour être placée hiérarchiquement sous le contrôle des hommes de Ouattara. Qui donc tiendra Soro et son « armée » en respect ? La réponse est évidente : La force française Licorne. Ironie du sort !

Celui qui a installé la rébellion pourrait être aujourd’hui amené à la démanteler lui-même. Car lui seul en a la capacité, dans la situation actuelle. On sait surtout que nicolas Sarkozy en difficulté face à ses adversaires dans la campagne présidentielle en France, par ces sales temps de crise économique en Europe, est sur la brèche. Et l’Elysée envisage de mettre fin à ses campagnes militaires stériles à travers le monde, à commencer par l’Afghanistan où «l’armée française n’est plus en sécurité». Aussi la force Licorne dont le départ est à l’ordre du jour, pour rait-elle être chargée d’une ultime mission : débarrasser le pays de la rébellion. En commençant par la décapiter, avant de «neutraliser les éléments dangereux qui refusent de désarmer».

A Paris, le sort de Guillaume Soro et de sa rébellion se jouent actuellement. Et les jours qui viennent seront certainement riches en évènements.

 

K. Kouassi Maurice.

Source: Le Temps



Pour comprendre les derniers événements de janvier en Côte d’Ivoire

Pour comprendre les derniers événements de janvier en Côte d’Ivoire  dans Actualité Tapé-GROUBERA-300x2241

Tapé GROUBERA

Depuis le début mois de janvier 2012, la Côte d’Ivoire connait beaucoup de mouvements : arrivée de la secrétaire américaine Hillary CLINTON, suivi de sa déclaration, l’envoie par Sarkozy d’un n ième conseiller à son « petit » Ouattara (pour emprunter les mots aux Ivoiriens), sans oublier l’attaque du meeting du Front Populaire Ivoirien. Enfin, il y a l’arrivée en France de M. Ouattara. Mais qu’est-ce qui cache tous ces évènements ?

1. La France ne se bat que pour elle-même
Au lendemain de la guerre de 1939-1945, les Etats Unis et l’URSS[1] sont devenues les deux plus grandes puissances mondiales donnant lieu à une bataille rangée entre deux blocs : Ouest/Est. Dans le bloc de l’ouest, les Etats Unis faisaient office de leader devenant du coup le pays « (…) la superpuissance tutrice, l’arsenal, le cerveau et le siège historique et intellectuel de l’impérialisme capitaliste multinational »[2]. La France, malgré sa faiblesse devant ce géant s’est souvent montrée velléitaire, donnant l’impression de contester cette hégémonie. Ainsi, du général de Gaulle à Jacques Chirac en passant par Mitterrand, on a eu droit à quelques « révoltes » de ces dirigeants: Sortie de l’OTAN par de Gaulle ; et tout près de nous, en 2003, le baroude d’honneur du gouvernement Chirac contre l’invasion de l’Irak.
Avec l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, il y a eu un changement de situation. La France de Sarkozy s’était mise presqu’à la « disposition » des Etats Unis. Le président français se montrait très « américanisé », faisant même de Barak Obama son ami. Mieux, le couple Sarkozy- Bruni s’était lié d’amitié à celui d’Obama-Michelle. Cela a certainement fait croire à M. Obama que la Nicolas Sarkozy avait mis la France au service des Etats Unis, surtout lorsque la France a fait la guerre en Côte d’Ivoire pour installer son préfet Ouattara.
Or le général de Gaulle disait : « Un pays comme la France, s’il lui arrive de faire la guerre, il faut que ce soit sa guerre »[3]. Cela veut dire que la France ne fait pas la guerre pour autrui. Elle est, d’ailleurs, restée conforme à cette logique même à l’élection de Sarkozy. Ainsi, à l’installation de M. Ouattara par l’impérialisme international (pardon la « communauté internationale »), singulièrement la France[4]et ses affidés regroupés dans la « Fançafrique » tous les marchés ont été offerts à la France. Souvenons-nous, le 14 juillet dernier (2011), le premier ministre français « François Fillon a effectué une visite en Côte d’Ivoire pour s’entretenir avec Alassane Ouattara. Dans les bagages du Premier ministre, une centaine d’entreprises attirées par la reconstruction et la relance de l’économie du pays. (…) avec Ouattara ce pourrait être l’extase pour les 200 filiales de groupes français exerçant à Abidjan. (…) Et ça n’est pas fini. Pour preuve, lors de sa visite à Abidjan après le traditionnel défilé du 14 Juillet sur les Champs-Élysées, à Paris, le Premier ministre français François Fillon est venu accompagné d’une délégation d’une centaine de chefs d’entreprise, conduits par Patrick Lucas, président du comité Afrique du Medef, la principale organisation patronale française. (…) Outre la date, la logistique déployée par Paris témoigne de l’importance stratégique de ce séjour. Trois Airbus ont été mobilisés. Ce voyage coûtera plus de 200?000 euros au gouvernement français»[5].
En plus, selon la publication « La Lettre du Continent » N° 626 du 5 janvier 2012, M. Ouattara a cédé la gestion de l’hôtel Ivoire au groupe français d’hôtellerie, dénommé Accord. Or cet édifice représente l’un des patrimoines historiques et symboliques de la Côte d’Ivoire.
2. Bataille entre l’impérialisme américain et l’impérialisme français sur le sol ivoirien
«Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent». J- P Sartre.
a) Le sens de la visite de la secrétaire d’Etat Hillary CLINTON à Abidjan
Le 17 janvier dernier, Mme Hillary CLINTON, Secrétaire d’Etat Américain, s’est rendue en Côte d’Ivoire. L’objectif officieux est de demander à M. Ouattara de tenir compte- dans le partage des ressources de la Côte d’Ivoire et aussi des marchés – des Etats Unis. Car cette puissance a toujours soutenu M. Ouattara, après qu’elle l’ait au préalable hébergé surtout lorsqu’il était étudiant. Ouattara n’affirmait-il pas lui-même qu’il ne connaissait et ne comprenait en 1992 que le système américain[6] ? D’autre part, il y a ce passé brumeux de Ouattara– qui est en fait un passif pour lui – dont les Etats Unis possèdent encore des dossiers.
Si les Etats Unis ne sont pas intervenus militairement, il n’empêche qu’ils ont quand même aidé Ouattara à s’installer au pouvoir en Côte d’Ivoire.
Alors, les Etats Unis veulent une reconnaissance. À défaut d’avoir la moitié, l’impérialisme américain veut consolider ses anciens acquis, obtenus sous les différents régimes, notamment avec celui du président GBAGBO. Et, ils (les Américains) veulent une « saine » concurrence entre les puissances impérialistes qui n’a son sens qu’avec le départ de soldats français qui font actuellement office de police en Côte d’Ivoire. Pour ne plus donner justificatif à cette présence (des soldats français), il faut aussi qu’il n’y ait plus les rebelles et leurs supplétifs dozos et miliciens dans les rues (qui terrorisent quotidiennement les populations). Pour faire pression et se donner bonne conscience par rapport aux massacres perpétrés par les FRCI de Ouattara, les Etats Unis demandent aussi l’inculpation des auteurs. Or SORO Guillaume est considéré à tort comme le véritable chef des rebelles.
Alors qu’en réalité, le vrai commanditaire est M. OUATTARA. Bref, C’est ainsi que, subitement, SORO et des chefs rebelles sont afin indexés pour leurs nombreux massacres perpétrés. Pourtant ces derniers sont reconnus et identifiés avec M. Ouattara depuis septembre 2002 comme des assassins et criminels. Donc, « la pacification » du pays est devenu nécessaire non pas pour le bien des populations ivoiriens mais pour la nécessité de « business » des empires . Cela va donner lieu à la déclaration de principe d’OBAMA après l’attaque du meeting du Front Populaire à Ficgayo à Yopougon (Abidjan), le samedi 20 janvier dernier. Mais, c’est surtout aussi la signification de l’article du journal Jeune Afrique : « Les États-Unis souhaitent que Guillaume Soro et tous les proches du pouvoir qui auraient pu commettre des crimes et exactions comparaissent devant la Cour pénale internationale (CPI), même en qualité de simples témoins. Ce message très clair a été passé au président ivoirien, confie une source américaine consultée par Jeune Afrique. »[7].
b) De la réplique de l’impérialisme français aux réponses de Ouattara
La France qui a toujours considéré la Côte d’Ivoire comme « sa chose » trouve inacceptable cette immixtion des Américains. Ne dit-on pas que deux mesures valent mieux qu’une. En effet, la réponse de la France ne s’est pas attendre. Le quotidien ivoirien « L’Inter » dans sa parution du 22 janvier donne une l’information relative à la réplique de la France : « Selon le bimensuel La Lettre du Continent, dans sa dernière livraison en date du 19 janvier 2012, l’Élysée vient d`affecter Thierry Le Roy, membre du Conseil d’État en France, auprès du chef de l’État ivoirien. (…) Thierry Le Roy vient renforcer l`effectif de la dizaine de conseillers français qui travaillent déjà auprès de l`exécutif ivoirien. Il rejoint ainsi le Général Claude Réglat, ancien commandant des Forces françaises au Gabon (FFG, l`équivalent de l`ex-43e BIMA, rebaptisé Opération Licorne depuis quelques années maintenant) arrivé sur les bords de la Lagune Ébrié l`été dernier ; avec pour mission de réformer le secteur de la sécurité et de la défense de la Côte d`Ivoire »
L’autre élément de la réplique de la France, est la visite de M. Ouattara à Paris du 25 au 28 janvier. Initialement privée et prévue à Bordeaux, cette visite est finalement devenue officielle. M. Ouattara, dans un journal français[9], donne les deux sens réels de cette visite.
Primo, il vient en France pour remercier ses maîtres[10] : « Je viens (…) remercier le président Sarkozy et son gouvernement pour l’intervention menée en avril sous mandat des Nations unies ».
Deuxio, il vient pour rendre compte à ses maîtres dans le programme élaborés par ces derniers et leur faire part de la demande des Américains: « (…) je suis l’invité du chef de l’Etat et je suivrai le programme établi par les autorités françaises. Je n’aurai donc pas d’entretiens bilatéraux avec des chefs d’entreprise ou des hommes politiques ».
Par ailleurs, M. Ouattara, dans cette même interview, va plus loin en répondant aux Américains, singulièrement à Mme H. CLINTON :
En ce qui concerne l’envoi des rebelles (SORO et les autres rebelles à la CPI, Ouattara fait comprendre que cela ne se fera pas. Pour lui, ni SORO, ni aucun autre rebelle n’est concerné pas les « accusations » proférés à leur endroit. Car les coupables sont déjà arrêtés et inculpés. Lisons-le : « (…) il y a d’ores et déjà eu une série d’inculpations pour les responsables d’exactions commises pendant la crise post-électorale ».
Cependant, si les Etats Unis apportent la preuve de la culpabilité de ses rebelles, M. Ouattara fait savoir qu’ils seront jugés localement. Voyons l’extrait de cette interview : « Bientôt, la justice ivoirienne sera en mesure de prendre tous ces dossiers en main. La Cour pénale internationale continue tant que la justice ivoirienne n’a pas les moyens de juger ».
Quant à l’occupation de la Côte d’Ivoire par les soldats français, Ouattara fait comprendre que tout dépendra de la volonté de ses maîtres. Ce sont eux qui décident :
« La France doit rester dans notre pays plus longtemps et de manière plus substantielle ».
Enfin, sur la question de la « libre concurrence », Ouattara soutient que tout est réservé à la France malgré la sollicitation des autres. Lisons-le : « (..) La France demeure notre partenaire privilégié. Je lancerai, vendredi, au Medef un appel aux entreprises françaises pour les inciter à accélérer leur retour en Côte d’Ivoire. Les entreprises des autres pays reviennent au galop, pas les sociétés françaises et je le regrette. ( …) Sur un certain nombre de grands projets, les entreprises françaises ne sont souvent pas les premières à se manifester ».
Conclusion
Les nombreux mouvements observés et de déclarations entendus en ce mois de janvier 2012, en Côte d’Ivoire, dénotent plus d’une guerre économique entre puissances impérialistes (la France et les Etats Unis) que de se préoccuper du bien être d’une population agressée et terrorisée par le régime de Ouattara. Car les actions de ces puissances n’ont pas pour but de permettre l’instauration des libertés politiques les plus élémentaires qui, jusque-là, existaient sous le régime du président GBAGBO. D’ailleurs, la preuve a été donnée par l’attaque du meeting du Front Populaire Ivoirien le samedi 20 janvier par des hommes en civils que M. Ouattara a envoyés et qu’il a confessé dans son interview :
« Ce sont les populations qui sont sorties dans la rue, même s’il devait y avoir aussi des militants du RDR [le parti de M. Ouattara]. Tous ces gens voient [dans les dirigeants du FPI] des concitoyens qui ont tué leurs parents. »
C’est pourquoi, les Ivoiriens doivent continuer de lutter Ils l’ont d’ailleurs bien compris ; et savent que leur salut ne viendra que de leur détermination, avec l’appui de leurs frères Africains et des citoyens démocrates des autres continent.
Tapé GROUBERA,
Président du Mouvement pour la Renaissance de l’Afrique (MORAf)
[1] Cette hégémonie a duré jusqu’en novembre 1989 avec la « tombée du mur de Berlin »
[2]Jean ZIEGLER, Main basse sur l’Afrique, 1978, Seuil, p.50
[3] J-R . TOURNOUX, la tragédie du général, 1967, Plon, p.316
[4] « Je viens ainsi d’abord remercier le président Sarkozy et son gouvernement pour l’intervention menée en avril sous mandat des Nations unies (…) », propos tenus par Ouattara lui-même dans le quotidien français Le monde à consulter sur : http://www.ivoirebusiness.net/?q=node/8311, (consulté le 26/01/2012)
[5] Jeune Afrique du 19 juillet 2011
[6] Propos tenus à l’émission télé du jeudi 1er octobre 1992, à la RTI (Radio Télévision Ivoirienne)
[10] D’abord, Sarkozy était présent le 27 mai 2011 à Abidjan (Côte d’Ivoire) 
Source  Philippe Ehua


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